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The D Day (1)

Le parachute de John Steele est toujours accroché au toit de l’église de Sainte-Mère

 

Ici Londres, les français parlent aux français veuillez écouter quelques messages personnels :

“blessent mon coeur d’une langueur monotone”

 

4 heures du matin 

Sainte-Mère Eglise est libérée 

Le 18 juin 1940, les Allemands font leur entrée dans le bourg et placent sur la mairie un immense drapeau à croix gammée.

Sainte Mère Eglise 

 *On ne le distingue pas bien, mais au bout du parachute il y a une sculpture de parachutiste. Le pauvre John Steele est resté suspendu et a fait le mort pendant plusieurs heures, car il était une cible de choix pour les Allemands.

 

La 82e division aéroportée était chargée le libérer Ste Mère Eglise. Le 5 juin, peu avant minuit, des parachutistes éclaireurs touchent le sol de Normandie. Ils balisent les zones sur lesquelles seront larguées les 101e et 82e divisions, réparties à bord de 800 avions, qui vont survoler le Cotentin entre 1h et 3 h du matin. Mais les nuages et les tirs allemands désorganisent les formations aériennes. Des avions sont touchés, d’autres se perdent. De plus les éclaireurs n’auront pas le temps de baliser toutes les zones de largage. Certains des 13 200 soldats atterrissent à plus de 20 km de l’endroit prévu et mettront plusieurs jours à rejoindre leur unité. Les corolles des parachutes sont des cibles de choix pour les Allemands, alertés par le bruit des moteurs. Beaucoup d’américains sont tués, d’autres se noient dans les zones inondées par les allemands, emportés par les 40 kilos de leur équipement.

1500 hommes de la 101e division aéroportée seront tués ou faits prisonniers. Soixante pour cent du matériel lourd est perdu. 

Sainte Mère Eglise

 Parmi tous les parachutistes largués, certains tombent directement sur la cible, Sainte-Mère Eglise! Les habitants stupéfaits les découvrent dans le ciel, malgré le couvre-feu. Ils avaient été réquisitionnés quelques heures plus tôt pour éteindre un incendie en ville.

Bon nombre de parachutistes sont tués par les allemands, mais pas tous. John Steele, immortalisé par le film Le jour le plus long, finit sa descente sur le clocher de l’église, son parachute s’y accroche. Il reste suspendu dans dans le vide… 

 

Pendant que John Steele est suspendu dans le vide, les parachutistes rescapés se regroupent. Ils se repèrent grâce à des crécelles métalliques qu’ils actionnent entre leurs doigts. “Un clic doit avoir pour réponse deux clics”. Le lieutenant colonel Krause parvient, avec 90 hommes, à verrouiller tous les accès de Sainte-Mère Eglise, et à l’investir à 4h du matin. La première ville de France est tombée aux mains des Alliés. Trente soldats allemands sont faits prisonniers.

Sainte-Mère Eglise est complètement sécurisée à l’aube, et le malheureux John Steele peut enfin être décroché.

6h35

Omaha Beach la sanglante…

L’enfer a choisi de s’incarner à Omaha Beach en ce 6 juin 1944.

Le soleil se lève à peine, le ciel est gris, la visibilité faible. Les bombardiers alliés larguent 13 000 bombes sur les côtes. Mais, gênés par le brouillard, et craignant de toucher les leurs, les aviateurs frappent trop à l’intérieur des terres. Les Allemands sont tout juste sonnés, alors que les Américains les croient sous des tonnes de terre.

Les barges du premier assaut arrivent, mais une épaisse fumée masque les côtes. Pour être hors de portée des batteries allemandes, les navires alliés mouillent à 10 km des côtes. Du coup les 180 embarcations sont mises à l’eau trop au large. Plusieurs ont coulé, emportant des hommes, de nombreux chars et les plus grosses pièces d’artillerie. A propos de ce matin là sur Omaha Beah, vingt ans plus tard, Eisenhower dira : “Tout ce qui éait susceptible de rater a raté.”

Omaha Beach

 *Omaha Beach, si paisible. Difficile d’ imaginer qu’elle fut le théatre sanglant de terribles batailles. Ici même le sang des Américains s’est mêlé au sable et à la mer…

 

A 6h30 les premières barges déportées par le courant, ont accosté face aux défenses. Les hommes sautent à l’eau, ils ont 500 mètres à parcourir à découvert. Les Allemands attendent le dernier moment pour ouvrir le feu sur ces cibles trop faciles… Ils déversent un déluge de balles…ils font un massacre… En cinq minutes 90% des hommes sont hors de combat, tués ou blessés.

Le spectacle est effroyable…la plage est jonchée de débris de corps déchiquetés…

7h11

A l’assaut de la pointe du Hoc

La pointe du Hoc est une petite avancée des côtes du Calvados dans la Manche. Son éperon rocheux surplombe de 30 mètres une étroite plage de galets. Son sommet est solidement fortifié et pourvu de canons puissants. A mi distance d’Utah et d’Omaha, une batterie menace directement les deux plages du débarquement. Il faut l’anéantir, l’assaut se fera à l’aube du jour J. Les troupes devront arriver par la mer, escalader la falaise par les deux faces est ouest, s’emparer des bunkers , neutraliser la garnison d’environ 200 hommes, et détruire les canons. Le tout en moins de trente minutes.

Pointe du Hoc

 Avant l’aube, 15 barges transportant 225 hommes et leur matériel sont mises à l’eau. Mais le vent est fort, les courants violents, l’une d’elle sombre imméditemant ; les autres embarcations sont entraînées à 2 km trop à l’est et sont obligées de longer la côte.

Ce n’est qu’à 7h11 que les homes arrivent au pied de la falaise. Ils sont accuiellis par une pluie de balles. Les rangers, munis de cordes et de grappins montnent à l’assaut de la falaise. Les allemands tentent de couper les cordes, mais ils sont la cible des destroyers américains. En moins d’un quart d’heure la batterie est conquise. Mais les canons sont en bois…Les Allemands ont déplacé les pièces d’artillerie pour tromper les avions de reconnaissance alliés, qui finiront par trouver les canons, pointés sur Utah Beach, ainsi que des dizaines d’obus. Tout sera détruit.

Sainte Mère Eglise

 Mais les rangers, à la suite d’un contre temps fâcheux, se retrouveront isolés, et n’auront pas les renforts attendus. Encerclés, isolés, ils subiront de nombreuses attaques durant la nuit. Vingt-quatre rangers auront laissé leur vie sur le petit éperon rocheux.

Pointe du Hoc

 La pointe du Hoc porte à jamais les stigmates des assauts qu’y menèrent les Américains. En 1944 plusieurs centaines de tonnes de bombes furent larguées sur ce minuscule périmètre afin de neutraliser l’artillerie allemande, criblant ainsi le sol de cratères. Trente cinq ans plus tard, la pointe du Hoc est concédée à perpétuité aux Etats-Unis par l’Etat français.

Les Américains en firent un lieu de commémoration, ils dépensèrent 6 millions de dollars pour consolider l’extrémité de la falaise, qui menaçait de sombrer dans la mer.

Ainsi à la pointe du Hoc, nous sommes en territoire américain, comme dans d’autres endroits de Normandie.

Arromanches

Le puzzle épars du pont artificiel

Arromanches

 En arrivant à Arromanches, on distingue au loin les vestiges du port artificiel et à marée basse les caissons semblent échoués sur la plage de cette charmante petite station balnéaire.

Arromanches

 C’est vraiment impressionnant de les voir, encore plus de les approcher de près.

Chaque marée basse dévoile un trésor d’ingénierie : le port artificiel de Mulberry. Il fut imaginé par les britanniques pour permettre l’approvisionnement allié après le Débarquement. Faisant partie de ce dispositif, d’énormes flotteurs soutenaient des chaussées flottantes destinées à acheminer le matériel depuis le port. A l’horizon an aperçoit une partie des 115 caissons Phoenix, immenses ouvrages en béton, qui servaient de brise lames. Hélas, sous l’effet des tempêtes, ils se désagrègent peu à peu, faisnat craindre au maire leur disparition d’ici à vingt ans.

Arromanches

 C’est un véritable ruban d’acier qui s’est déroulé sur la mer. Les Alliers, pour soutenir les troupes engagées en France, devaient fournir des vivres, du carburant, des munitions et des renforts. Il fallait un port. Lord Mountbatten déclarera : “Ce port nous l’emmènerons dans nos bagages.” C’est effectivement ce qu’ils firent. Nom de code de l’opération : Mulberry, mûrier.

La première étape consista é créer un lagon artificiel de 500 hectares grâce à une digue, composée de Blockships, c’est à dire de vieux cargots anglais, et de Phoenix, des cubes de béton hauts comme des immeubles de six étages.

Arromanches

 A l’intérieur de cette zone protégée, les quais étaient reliés à la côte par des chaussées flottantes, les deux plus longues mesuraient 12 km.

Arromanches

 Ces paserelles composées de portions métalliques reposaient sur des Beetles, scarabées, caissons flottants de 70 m de long et 20 m de large, qui permettaient à la route de suivre le ryhtme des marées.

Arromanches

 Pour éviter de trop s’enfoncer à marée basse et risquer d’être endommagés par des rochers, les Beetles étaient équipés de jambes télescopiques. Une ancre, enfoncée profondément dns le sol, maintenait l’ensemble de la structure.

Arromanches

 Sources Géo Histoire numéro spécial guerre mondiale 1ère partie, juin juillet 2014, et le film Le jour le plus long

44 commentaires pour “The D Day (1)”

  1. Bonjour Francine, quelle belle page d’histoire qu’on ne doit pas oublier, merci pour ton récit bien détaillé !! que d’astuces pour contrer les ennemis !4
    Bonne journée bisous Rozy

  2. Bonjour Francine, j’y suis allée en 2009… et j’ai beaucoup apprécié la Normandie de ce côté-là… celle de la guerre qui est passée par-là aussi… hélas ! Merci, bises

  3. Bonjour , une page d’histoire sanglante pour la Normandie , mais qui débouchera sur la libération de la France et un peu plus tard la capitulation de l’allemagne.
    souvenons -nous…. a toi aussi bon we ….tu es quand même mieux sans ton écharpe…le soleil brille ….Bisous.

  4. Une fois de plus, c’est grâce à toi que j’ en apprends un peu plus sur ces terribles évènements !
    C’ est autre chose que le show médiatique d’ aujourd’ hui, dont les acteurs n’ ont pas pris le moindre risque.
    Les honneurs aux généraux, les tombes pour les soldats, et encore !
    Essayons d’ éviter de nouvelles guerres, en se souvenant de cette formule, :Si vis pacem, para bellum, ce qu’ on semble une fois de plus oublier en France
    Merci pour cet article et les photos
    bonne journée
    bisous

  5. Ton article est remarquable
    Il y a quelques années j’ai foulé ces plages
    Je pense y retourner avec mon p’tit gars dès que j’aurais un créneau dans mon emploi du temps car les deux grands y sont déjà allés
    Vraiment émouvant
    Bon vendredi

  6. Tu arrives à faire passer cette émotion qui nous saisit quand on pense à ce débarquement. Que d’horreurs vécues à ces moments- là et pourtant, nous les remercions encore aujourd’hui tous ces hommes venus de si loin pour nous libérer!
    Bises du jour de Mireille du sablon

  7. Hello Francine
    Si cette commémoration pourrait nous faire reflechir sur les atrocités que peuvent faire une guerre, ce serait tres bien …. mais, la montée du FN et l’exemple de l’Ukraine nous font voir comment tout cela est encore bien fragile !
    bizz
    pat

  8. Que de drames… quelle folie meurtrière… avaient saisi les hommes….
    La moitié de la famille était sous les bombardements… une cousine a perdu un bras… un miracle que sa mère n’est pas été tué par le même éclat d’obus…

  9. Bonjour ma Francine, que de drame la guerre, je déteste “l’histoire” qui tue… Mais les hommes ne peuvent s’en empêcher,
    à croire qu’ils n’ont rien d’autre à faire que détruire pour se prouver je ne sais quoi. Merci pour ton article

    Tu vois je te l’avais dit mercredi que la fin de semaine n’était
    pas bien loin lol !
    C’est parti pour un petit tour de visite chez mes amis.

    En parlant de visite si tu veux savoir comment mon amie
    Lyly voit le Cotentin et comment elle l’apprécie, alors
    à toi de te rendre chez elle. Voici le lien et bon voyage.
    http://lenordcotentin.eklablog.com/

    Vas-tu bien mon ami(e) ou je l’espère, bien mieux ?
    Attention il va faire bien chaud et n’oublie pas les
    consignes de sécurité si tu te déplaces, pense à boire.
    Et oui ta petite infirmière papillon veille sur toi hi hi !

    Je te souhaite un doux vendredi, profite bien de ta journée.
    Nous sommes le 6 Juin, une pensée pour ceux qui se sont
    battus pour notre liberté.
    Prends soin de toi mais aussi de ceux qui t’entourent.

    Lolli

  10. BONJOUR FRANCINE
    merci infiniment d avoir appris ce Vendredi en lisant tes commentaires ce qu’ ils c est passer et tes photographies toujours aussi belle sur tous ce que j y vois merci à toi c est important d apprendre et grâce à toi un article complet pleins de recherches je te souhaite un long WE que tu en profite surtout et du beau temps je vais faire relâche un peut à bientôt bisous Danielle

  11. Cette page de notre histoire me donne à chaque fois la chair de poule et me touche au plus profond de moi. Autant de pays venus en masse, laissant des vies sur les plages, délivrer notre Pays, c’est beau, c’est la fraternité des peuples. Retrouverait-on celà maintenant ? Pas sur. Il faut rendre hommage à tous ces hommes, tous ces jeunes qui ont laissé leur vie sur nos plages.
    Belle hommage que tu rends là dans le détail. Merci Francine.
    Bon week-end ensoleillé. Bises

  12. Bonjour Francine, merci pour ce billet, un bout d’histoire que je ne connaissais pas… Ces quais sont très impressionnant! Bisous tout doux et bon wee-kend dans la joie!

  13. Bonjour Francine,
    Cette histoire est bien racontée avec toutes tes photos qui remémorent ces jours affreux de 44. Merci pour ton bel article qui bouleverse
    Les émotions de ces personnes que je vois à la T.V. Rien ne peut s’oublier, surtout ceux qui l’ont vécu.
    Bonne journée, bises, Roguidine

  14. Bonjour Francine voilà un sublime reportage que tu nous offres là un très joli partage j’ai vu beaucoup de reportage à la tv bonne journée à toi bisou Claudine Daniel

  15. Bonjour Francien,
    très sympa ton reportage en argentique, les photos sont superbes et on apprend beaucoup de choses, je ne savais pas qu’il y avait des endroits qui appartenaient aux USA. Merci pour toutes ces infos, et ce magnifique reportage. C’est aussi un hommage à tous ceux qui sont venus mourir sur nos côtes pour notre liberté, Ça me fait penser à Michel Sardou et sa chanson “les Ricains”. Ceux qui les critiquent aujourd’hui sont les mêmes qui votent FN et sont prêt à nous entrainer dans une autre guerre, ne pas oublier qu’ils ne représentent que 10% des Français.
    Passe une bonne fin de semaine.

  16. un grand jour cette cérémonie et c’est pas fini , ca va durer encore quelque temps ; en plus le beau temps était de la partie par rapport a 70 ans en arrière , bonne soirée Francine

  17. Bonsoir ,de belles photos et un bon reportage ,avec ton argentique ,tu avais fait déjà de belles photos.
    bel hommage ,à tous ces combattants ,qui pour beaucoup ont laissé la vie..se souvenir pour ne jamais oublier…
    bonne soirée,bises.

  18. Bonsoir,

    Merci pour cette belle page d’histoire ….commencement de la libération pour la France 🙂
    Hier a été rediffusé le jour le plus long ! J’aime beaucoup ce film.
    Quand on pense que les pandzers n’ont pas été envoyés parce que Hilter dormait !…pour ce débarquement il y a eu plusieurs concours de circonstances qui ont permis malgré les morts …que les alliés ne soient pas repoussés vers la mer.

    Bon Week End

  19. Merci pour ce superbe article ! j’ai regardé les cérémonies à la télé, ça me semblait la moindre des choses vis à vis de tous ceux qui se sont battus pour notre liberté……………..Je suis allée sur ces plages et j’ai été bouleversée en voyant ces immenses plages où débarquaient à découvert tous ces très jeunes hommes ………bouleversée aussi par toutes les croix blanches de tous ces morts …….puissions nous ne jamais oublier …………j’ai trouvé que l’hommage rendu aux vétérans était simple et beau ! bises Francine !

  20. Merci Francine
    pour ces belles photos commémoratives! Quel anniversaire! Bon moi je n’y étais pas, mais mon Papa m’a raconté tout cela bien sûr.
    Et nous avons fait ensemble toutes les plages du débarquement; cela m’avait permis de découvrir la mer à 19 ans. Car il n’y a pas la mer en Alsace, où nous allions tous les ans.
    Bien sûr que j’ai essayé de pousser les portes qui restaient solidement fermées! Mais certaines portes non fermées nous laissaient découvrir de petites courettes bien mignonnes, ce sera l’objet d’un autre post.
    Bon long weekend et bisous.

  21. bonjour Francine
    quel reportage extraordinaire un grand merci de ces explications tes photographies toujours intéressante et super belle bavo pour le tout je te félicite bon Lundi de Pentecôte bisous Danielle

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