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Photoquai Paris (2)

Photoquai 2011

Quai Branly

Russie Sergey LOIER Imperceptible. Waiting Little People 2008 

“Je fais toujours le même rêve. Ma mère franchit une porte… J’ai peur qu’elle m’abandonne…”

Né à Omsk en 1971, Sergey LOIER est encore très jeune quand il reçoit en cadeau un FED 5C, copie russe du Leica. Il passe alors des heures à photographier les enfants au bac à sable sans savoir que vingt-cinq ans plus tard, ses amis lui demanderont de photographier leurs enfants dans les aires de jeux.
En créant ses propres histoire, Sergey ne cherche pas à mettre en scène une idée mais à exprimer son vécu et son ressenti intérieurs.

Ce projet est né en 2005 d’une idée : ne pas oublier qu’il y a, autour de nous, des enfants qui n’ont ni père ni mère. Qui vivent à côté de nous.Qui attendent chaque jour que des parents viennent. Qui manquent d’affection et de chaleur. Notre rue abrite peut-être un orphelinat ignoré, par la fenêtre duquel un enfant regarde silencieusement les passants, espérant reconnaître celui qui viendra le chercher.

Ce projet est mené à bien en 2008, les prises de vue ont eu lieu dans le musée municipal d’Omsk, alors fermé pour travaux. Des enfants de 4 à 6 ans y ont participé. La plupart avaient passé l’essentiel de leur existence à l’orphelinat. Les prises de vue terminées, tous ont trouvé une famille.

Photoquai 2011

Petits mais très adultes, ces enfants ont beaucoup échangé et fait preuve d’une extrême curiosité. Vifs et sincères, ils se sont appliqués à jouer leur rôle, exprimant le désir constant d’aider et de partager leurs propres façons de voir et d’interpréter.

Inde Mohan Verma Facelees 2000-2011
Né en 1960 dans l’état de l’Haryana, au nord de l’Inde, Mohan Verma vit et travaille à Dehli. Diplômé de la photographie en 1978, il devient professionnel en 1980.Il s’oriente vers le portrait et met son style glamour au service des studios de quartier qui affichent ses tirages grand format dans leurs vitrines. Dans les années 90, il observe que ses clients photographes découpent les visages de ses modèles pour créer des corps “prêts à porter” : plus besoin d’enfiler vestes et cravates, les clients peuvent venir en tee-shirt se faire tirer le portrait et son dotés pour l’occasion d’un corps parfait, vêtu d’un impeccable costume-cravate ou d’un somptueux sari.

Photoquai 2011

Mohan Verma se lance alors dans le production de ses propres images à corps sans visages, Faceless, il les assemble sur fonds numériques, le tout vendu sous forme de CD thématiques : costumes à l’occidentale, vêtements indiens traditionnels, saris, tenues de mariage, etc. En Inde, ce principe de désolidariser la tête et le corps n(est pas nouveau. Dans l’imagerie religieuse hindoue, la tradition des avatars multiplie les apparitions de corps composites.

Photoquai 2011

Le principe des photographies Facelees de Verma en disent long sur l’Inde contemporaine : va et vient entre culture indienne et influences occidentales, vêtement traditionnels et dernière mode, poses figées ou positions aguicheuses…A l’image de la société indienne, ces signes identitaires -et les fantasmes qu’ils véhiculent- se marient et s’affrontent.

Thaïlande Maitree Siriboon Isarn Boy Soi 4 2008
Maitree Siriboon est né en 1983 à Ubon Ratchathani, dans la province de l’Isan, au nord de la Thaïlande. A 15 ans il a déménagé à Bangkok pour étudier à l’Ecole des Beaux-Arts puis à l’université Silpakorn, dont il est diplômé. Ses photos, plusieurs fois primées en Thaïlande sont publiées dans le monde netier, notamment dans les prestigieux magazines Esquire, Elle, et Wallpaper.

Le peuple Isan représente un tiers des thaïlandais; pauvre, encore dominé par l’ancien royaume de Siam, il est souvent stéréotypé : des gens portant des drôles de nom, vivant de petits boulots, et préparant une cuisine malodorante.Paradoxalement, pour les citadins, cette province représente la “vraie” culture thaïe, même si la plus grande partie de la population est d’origine laotienne. Lui qui ne trouvait pas sa place à son arrivée à Bangkok est devenu artiste, et se sent bien dans sa peau, attitude peu répandue chez les Isan selon lui. D’où l’ambivalence des rapports de Maitree Siriboon avec sa région natale.

Photoquai 2011

Le titre de cette série évoque les garçons qui monneyent leurs charmes dans Silom Soi 4, la rue gay de Bangkok. Maitree Siriboon s’y sent comme chez lui, plus encore que dans son village natal. Sur les photos, il se représente nu et affublé d’ailes d’ange : à la fois allusion au souvenir d’avoir été perçu comme une bête de foire à son arrivée à Bangkok et une mise en garde contre tout jugement hâtif à l’égard des money boys.
“Si je n’étais pas devenu artiste, j’aurais fini là, observe t-il. Il n’y a pas d’un côté, dans les boîtes, les gens “mauvais”, et de l’autre, dans les temples, les gens “bien”. Ce qui ne veut pas dire que je souhaite à tous les jeunes d’Isan d’atterrir à Silom Soi 4.”

Photoquai 2011

Dans cette oeuvre il pose entouré de sugar daddies; les “papas gâteaux occidentaux, nus eux aussi.L’aspect théâtral est appuyé par le rideau rouge, soulignant ainsi la nécessité de se mettre en scène pour survivre à Bangkok, ville à la fois factice et réelle.

Sources : sur site  

 

14 commentaires pour “Photoquai Paris (2)”

  1. superbe ton article! il m’a vraiment bien plu!! Ce que je préfère ce sont les photos des enfants que c’est magique et émouvant en+ ils on trouvés une famille!! Bravo! bisousssssssssss

  2. oh Francine, une expositon photos vraiment hors des sentiers battus, a voir mille fois ! merci de nous montrer comme si on y était !

    j’ai vu sur le net :
    L’exposition : Le peuple de paris au XIX° siècle, est visible depuis le 5 Octobre 2011 jusqu’au 26 Février 2012 au Musée Carnavalet à Paris.
    voila une expo qui me plairait aussi si j’étais de Paris… mais tu dois certainement le savoir.
    Bon dimanche et merci d’etre la a partager.

  3. coucou,
    merçi pour la découverte de ces 3 photographe qui ont pour moi beaucoup de talent. ici on a un temps superbe et avec le soleil, les après midi sont bien agréable. passe un très bon dimanche après midi ainsi qu’une excellente semaine, bisous

  4. Bonsoir Francine,
    L’art dans la rue à la portée de tous …une promenade guidée haute en couleurs et en découvertes …
    On aime ou on aime pas mais au moins, on a la possibilité de se faire une propre opinion sur cet art qui est , à mon avis, de la peinture contemporaine …
    Je te souhaite une douce soirée .
    Je t’embrasse

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