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Le Pouliguen La côte sauvage (3)

Le Pouliguen La côte sauvage

Tout commence avec les droits de douane. Pour faire entrer des marchandises sur le territoire, il fallait payer. Un sentier a été créé pour surveiller les côtes bretonnes. C’est Colbert qui instaura un tarif national des droits de douane. Bonaparte, quant à lui, a réformé le contrôle des entrées de marchandises sur le territoire. En a découlé l’aménagement du chemin qui permettait la surveillance des côtes.

Côte d'Amour

Sµr la Côte d’Amour, au Pouliguen, le sentier serpente le long des falaises abruptes.

La surveillance fut abandonnée dans les années 1950 : jusqu’alors, des douaniers en poste effectuaient trois rondes quotidiennes. Le service des douanes devient essentiel en période corsaire : la contrebande est alors favorisée par la restriction de l’entrée des produits anglo-hollandais.

Sel, tissu, alcool ou tabac étaient souvent au cœur des échanges frauduleux entre les marins bretons. L’Angleterre toute proche, les variations d’humeur entre les deux pays, ont favorisé les circuits parallèles, il était indispensable d’instaurer un service efficace de surveillance, notamment pour le sel. Sous l’Ancien Régime, le sel a bénéficié d’un statut fiscal particulier de la Bretagne et possédait la taxation la plus basse des provinces françaises. (des poursuites épiques entre douaniers et sauniers fraudeurs se sont déroulées dans le golfe du Morbihan).

L’esprit de contrebande a eu pignon sur rue en Bretagne, et il n’est pas encore complètement éteint. Il n’est pas rare qu’un coup de vent apporte sur une plage ou entre les récifs des paquets mal arrimés. Il se trouve toujours des riverains, peu inquiets d’êtres considérés comme des pillards, pour exercer l’ancestral droit de bris (droit en vertu duquel les débris d’un navire appartenaient aux habitants proches de la côte où il s’était brisé).

 

Le sentier des douaniers serpente le long du mur des propriétés, et bifurque juste au coin des maisons. Les falaises granitiques rythment le paysage. 

De nos jours, plus de surveillance scrupuleuse, sur le chemin des douaniers, mais juste le plaisir de découvrir de beaux paysages à découvrir, et le plaisir de garder la mer en ligne de mire. Ce sentier fait le bonheur des randonneurs, et c’est d’ailleurs grâce à eux que le chemin des douaniers n’a pas disparu sous les ajoncs. Il subsiste encore à certains endroits des casernes, tours de guets ou autres abris sommaires.

Sources : magazine PassionRando numéro 20 juillet août septembre 2011

21 commentaires pour “Le Pouliguen La côte sauvage (3)”

  1. J’ai fait un petit tour de ton Pouliguen et certes j’y ai vu des nuages mais aussi des bouts de ciel bleu ! La côte à l’air agréable en tout cas. On respire mieux aujourd’hui car ces deux derniers jours c’était limite. Je te souhaite une bonne soirée. Bisous. Yves

  2. Bonjour Francine, du soleil et ciel bleu sur tes photos. Très belle vue et ces arbres penchés par le vent marin, c’est superbe. On doit se régaler de parcourir ce sentier. Soleil et vent aujourd’hui. Bonne fin de journée et gros bisous ma douce

  3. Ces deux clichés sont superbe Francine. Dans mon île, les chemins de douaniers sont de tous petits sentier en bordure de littoral. Bises et bonne soirée

  4. c VRAI QUE C UN VRAI BONHEUR de randonner à pied ou en vélo sur ce chantier … Des paysages à couper le souffle …. Sniff pourtant, je n’ai pas vu le bout du chapeau du moindre Korrigan !!! et toi ??? bisous

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