logo

Le Palais de Chaillot Paris

Le palais de Chaillot
Place du Trocadéro et du 11 novembre

Histoire du bâtiment.
De l’exposition universelle à la “colline” des musées. “Reconnu par certains comme le monument majeur des années trente à Paris, le palais de Chaillot est à l’echelle de la capitale, plus que le simple témoignage d’une époque, il marque de son empreinte monumentale, la grande composition urbaine et topographique de Paris.”

Les architectes Gabriel Davioud et Jules Bourdais ont conçu les plans de l’ancien Palais du Trocadéro, construit pour l’Exposition universelle de 1878. L’ingénieur Alphand a réalisé les plans du jardin. Ce palais était implanté tout au long de la colline de Chaillot, surplombant la vallée de la Seine. Lors de l’Exposition universelle de 1937, le bâtiment fut détruit et remplacé par le Palais de Chaillot, qui en garda une partie de l’ossature et la configuration de deux ailes en demi-cercles.
L’exposition universelle de 1937 se profilait, et par mesure d’économies, on envisagea de réutiliser le Palais du Trocadéro, en le “camouflant” à l’extérieur, et en apportant des modifications. En effet, le palais du Trocadéro est  à l’époque considéré comme le témoin désuet du style éclectique fin de siècle. Il était composé d’une immense rotonde – dans l’axe du Champ de Mars – abritant une salle des fêtes de 5 000 places, flanquée de deux tours et de part et d’autre, symétriquement, de deux grandes ailes curvilignes. La tout à l’Ouest abrite le Musée de l’Ethnologie ;
l’autre, à l’ Est, est réservée au Musée de Sculpture comparée voulu par Viollet-le-Duc, au Musée Indochinois et aux ateliers de moulage des Musées Nationaux.

Palais de Chaillot

*Les inscriptions sur les frontons sont l’oeuvre du poète Paul Valéry Côté musée de l’Homme (Aile Passy), vers la tour Eiffel :
« Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir »

Trois concours sont lancés en octobre 1934 : le premier pour le camouflage des façades, le second pour la transformation interne et le troisième pour l’édification d’une tour «signal» sur la place du Trocadéro. Carlu, Boileau et Azéma remporte une des huit mentions décernées au concours de camouflage. Carlu est nommé architecte en chef du palais de Chaillot en janvier 1935. Le camouflage est abandonné, au bénéfice d’une transformation audacieuse : l’élément central de l’ancien palais va disparaître, créant le vide, une ouverture qui fait contre-point à la tour
Eiffel.
“Projet mûrement travaillé et réfléchi plutôt que fruit d’un geste architectural, le parti adopté n’en est pas moins volontaire, puissant et lumineux par sa justesse et sa simplicité”.

La salle des fêtes et les tours sont rasées, laissant la place pour le parvis sous lequel le nouveau théâtre est construit.
La largeur des ailes est doublée côté jardin afin d’accueillir l’ensemble des collections. Les volumes des pavillons placés aux extrémités des ailes sont amplifiés et plus particulièrement ceux flanquant le Parvis dans le but de fortifier la brèche.

Palais de Chaillot

Côté Cité de l’architecture et du patrimoine (Aile Paris), vers la tour Eiffel :
« Tout homme crée sans le savoir
Comme il respire
Mais l’artiste se sent créer
Son acte engage tout son être
Sa peine bien aimée le fortifie »

Les façades, classiques, sont rythmées de pilastres et de hautes baies vitrées, les pavillons sont couronnés de massives corniches, de monumentales volées d’escalier relient les différents niveaux. Le projet des bassins et des fontaines est confié à Thiers, Maître et Expert.

La construction du palais de Chaillot est une vitrine officielle de l’art figuratif des Années Trente : quarante sculpteurs, vingt peintres et un ferronnier d’art sont sélectionnés, pour les intérieurs et les extérieurs.

“Les architectes avaient pour mission de dresser le cahier des charges de chaque intervention afin de préserver l’unité d’ensemble. Sans faire table rase du passé, ils ont réussi à transcender l’esprit des lieux”.

Sources : Yves Augeard, Conservateur-Administrateur du palais de Chaillot / Isabelle Gournay, Le nouveau Trocadéro, Mardaga, 1985

http://www.citechaillot.fr/ 

 

22 commentaires pour “Le Palais de Chaillot Paris”

  1. ET BIEN MOI , ma copine, j’adore ce batiment, la netteté de ces lignes, pures …. je crois que j’adorerais visiter l’intérieur qui j’en suis sure, laisse une belle place à l’espace et la lumière ??? bisous et à très bientôt maintenant !!! J-9 !!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à ma newsletter afin de vous tenir au courant des derniers articles publiés !