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Le Centquatre-Paris

Le Centquatre

104, rue d’Aubervilliers, 5 rue Curial Paris 19ème

1- Au temps des pompes funèbres

L’archevêché de Paris, responsable des enterrements pour la ville, installe un service de pompes funèbres sur le lieu dit des Petits Noyers. Il commande la construction d’un nouveau bâtiment sur ce site, une parcelle de 26 000 m2, le long des voies ferrées de la gare de l’Est, entre la rue des Vertus (actuelle rue d’Aubervilliers) et la rue Curial, à la place des abattoirs de Villette-Popincourt. En 1874, après deux ans de travaux, le nouveau bâtiment des pompes funèbres de Paris est inauguré au 104 de l’ancienne rue des Vertus (actuelle rue d’Aubervilliers).

Au plus fort de l’activité, 27 000 corbillards partaient chaque année du SMPF, 1 400 personnes y travaillaient, dont une quarantaine de femmes. On trouvait aux Pompes funèbres aussi bien des menuisiers et des ébénistes que des carrossiers, des mécaniciens, des couturières, des peintres ou des maçons. Les fonctions étaient très codifiées : bureau d’exécution des convois, régleur, porteur! On trouvait donc sur le site des bureaux, des écuries, un service d’état civil, des ateliers, une cantine, un coiffeur, un cireur, des logements pour les employés d’astreinte, des entrepôts pour les mâts et les tentures, etc…

Pendant plus de 120 ans, le bâtiment va servir à l’activité des pompes funèbres de Paris. Plus de mille personnes y travaillent, 150 convois mortuaires quotidiens étaient organisés. La première halle, rue d’Aubervilliers, servait à la préparation des cercueils et à la réalisation des catafalques… 

Le Centquatre 2

2- Après les cercueils, l’art !

Le Centquatre-Paris est un lieu de culture vivante du XXIe siècle du Nord Est parisien. C’est un établissement artistique de la Ville de Paris. Il a ouvert ses portes le 11 octobre 2008. Il est à l’emplacement des anciens bâtiments des Pompes funèbres municipales, situés entre le 5, rue Curial et le 104, rue d’Aubervilliers. Son architecture et sa superficie de 39 000 m² (soit 15 000m² de surfaces utiles), en font un lieu de création et de production unique au monde, offrant aux artistes des espaces de travail adaptés, en termes de surfaces et d’équipements, aux exigences contemporaines de la création.

Le Centquatre 2

Le Centquatre accueille une trentaine de projets artistiques par an pour des résidences allant de 2 à 12 mois. Tous les arts y sont représentés en permanence, des arts plastiques aux arts du spectacle en passant par le design, la musique ou encore l’écriture. Ce lieu de dialogue, de rencontre et de découverte est ouvert à tous. Le Centquatre multiplier les voies d’accès à l’art en dévoilant le processus de création, l’art en train de se faire. De nombreuses activités y sont organisées (théâtre, expositions, musique, danse, etc).

Le Centquatre 2

Un café, un restaurant, une librairie, un espace dédié aux enfants de moins de 6 ans, la Maison des Petits, et des équipements publics de proximité pour les pratiques artistiques amateurs vus y
attendent.

Le Centquatre 2

A l’emplacement des anciennes Pompes Funèbres municipales se tient désormais un espace de programmation et de création, d’expériences et d’innovations. Perméable aux vibrations du monde
contemporain, le Centquatre se doit d’être un véritable lieu de vie et de convivialité pour les artistes et les publics.

Le Centquatre 2

Ouvert aux foisonnantes pratiques artistiques et culturelles d’aujourd’hui, ainsi qu’aux expressions spontanées, l’établissement accueille l’ensemble de ces propositions dans un vaste bâtiment
composé de places publiques, d’ateliers de recherche et d’espaces de représentation.

L’ouverture au public a eu lieu le 11 octobre 2008.
Le chantier a débuté en mai 2006, pour se terminer en juin 2008.
Le coût des travaux est à 102 Millions d’euros.
Maître d’oeuvre et Architecte du projet : Atelier Novembre
Maîtrise d’ouvrage : Ville de Paris – Direction des affaires culturelles

Le Centquatre 2

Chronologie

1873 : Édification du 104 rue d’Aubervilliers
1905 : Création du SMPF
1928 : Le cheval est remplacé par l’automobile au SMPF
1945 : Seconde Guerre mondiale et guerres coloniales
1968 : Autogestion du lieu pendant un mois
1986 : Première remise en cause du monopole municipal
1995 : Inscription du bâtiment à l’Inventaire supplémentaire
1998 : Fermeture définitive du SMPF
2001 : Lancement du projet de réhabilitation
2008 : Ouverture au public 2010
José-Manuel Gonçalvès nommé à la direction du Centquatre

sources : http://www.104.fr/

63 commentaires pour “Le Centquatre-Paris”

  1. bonjour francine
    la transformation est réussie,l’espace a l’air d’être immense
    Aujourd’hui nous aurons une belle journée ensoleillée
    je te souhaite de passer une bonne  journée
    bisous

  2. ton chiffre de 102 milliards d’euros me donnent le vertige …..

    j’ai bien compris que c’était un lieu pour accueillir des artistes mais le retour sur investissement il se fait où ?

  3. en Bretagne de nombreuses chapelles ont une spécialité, avoir des enfants, guérir de ceraines maladies….

    ça attire les clients; il n’yn a que la foi qui sauve;

    belle journée, Francine;bisous;

  4. je ne sais pas si les gens qui ont eu de la famille décédée et qui ont utilisé ces services oseront y revenir …ce doit être assez étrange pour eux deretrouver ce lieu à des fins artistiques, drôle de sensation !!

  5. Bonjour Francine,

    Des chiffres impressionnants à l’échelle de la ville que ce service devait desservir!

    Merci pour ces explications.

    Frans

  6. Bonjour Francine

    Quelle organisation ! On pourrait presque dire une ville dans une ville…. c’est impressionnant ! Merci pour cet article très instructif…

    Gros bisous et belle journée

    Chronique

  7. une superbe organisation mais il en faut pour une ville aussi étendue que PARIS

    merci pour les explications

    bonne journée pour toi

    bises

  8. et bien, moi qui ait passé 40 années de ma vie à visiter les marbriers, puis les pompes funèbres, lorsqu’ elles se mirent à vendre des monuments, j’ ignorais que la municipalité avait en charge les enterrements.

    La mondialisation a fait son oeuvre, et le métier de pompes funèbres n’ est plus aussi lucratif, surtout aussi que les incinérations augmentent, mais au moins est on sur que des morts, il y en aura toujours !

    Merci pour ton article

    bonne journée

    bisous

  9. bonsoir Francine,

    Encore un article trés intéressant sur ce passé ou la mort représenté déjà a l’époque une énorme source d’emploi. merci des photos de ce lieu qui mais inconnu .

    Bone journée

    amitiés

  10. bonjour francine
    j’attends avec impatience de connaître la suite?
    pourquoi cette activité a-t-elle cessé?
    Chez-nous le soleil brille mais le fond de l’air est bien frais
    je te souhaite de passer une bonne fin de journée
    bisous

  11. ce bâtiment m’a fait tout de suite penser à la criée de Marseille, trnasformé en théâtre…une reconversion réussie !!

    journée passée à Marseille avec nos amis, demain les Stes Maries

    bisous

  12. cot…cot..cottt….faisait la poule, et toi aussi hier au soir…!!

    encore une belle journée pleine de soleil , quel pied….sur ta 2eme photo quelle belle PDC..MAGNIFIQUE..belle journée, bisous.

  13. c’est vrai et en plus, ils sont fiers qu’on les prenne en photo, ces indiens; mais eux aussi nous photographient toute la journée avec leur portable et il faut accepter la réciprocité;
    chez nous, les gens sont coincés, stupides et prétentieux; ils s’imaginent qu’ils vont faire fortune en vendant leur image comme les grands sportifs alors qu(ils n’interessent personne; ce droit à l’image est une stupidité; je n’ai jamais refusé d’être pris en photo par un touriste étranger à Paris; c’est un plaisir pour moi de leur rendre la pareille;
    belle journée, Francine;bisous;

  14. bonsoir un article intéréssant je travaillais chez les pompes. en province dans les années 70 on ne mettait plus de tentures a l’entrée des bâtiments passes une bonne soirée bises

  15. Ils ne badinaient pas avec les morts à cette époque ! On ne voit plus des portes tendues de noir à nos jours. Bel article. Bonne soirée. Bises. Yves

  16. bonsoir francine – j’adore ce musée – la façade déjà est très belle et je suis estomaquée par l’intérieur, superbe … j’adore ces grands espaces … j’espère que à mon prochain passage à paris, nous pourrons y retourner ensemble …

    bonne soirée et gros bisous

    PS : je viens d’acheter un ordi neuf !! et ben, il y a pas à dire, une connection internet rapide … çà change la vie d’une addict à l’ordi !! mdr lol

  17. Bonjour Francine

    Une reconversion réussie et profitable pour tous…. Un espace convivial et assurément propice à la création….

    Gros bisous et belle journée ensoleillée

    Chronique

  18. l’ endroit, bien que très vaste semble en effet offrir une grande convivialité, e ce serait bien le diable si on n’ y trouvait pas  un art qui nous plaise !

    Merci pour ces renseignements et ces photos !

     bonne journée

     bisous

  19. L’histoire des lieux est très intéressante. L’art ne se situe-t-il pas à la croisée de la mort et de la vie, entre fusions, destructions, métamorphoses et recréations perpétuelles?

    Et si le nocher Charon nous contait des histoires de revenants dès que nous passons la porte? Un destin particulier pour ce lieu qui a eu du mal a se faire “accepter” mais qui semble avoir trouvé son public.

    Gros bisous Francine, j’espère que tu vas bien

    Cendrine

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