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La Tour vagabonde Paris

La tour vagabonde
Théatre élisabéthain itinérant
18 rue de l’Hôtel de Ville Paris 4ème

Un théâtre Shakespeare s’installe dans le IVe !

Cette construction attire le regard immédiatement, elle intrigue. Puis on entend des cris ! Et on aperçoit un ballet de drôles de personnages à l’extérieur! La curiosité me pousse à rentrer et à m’enquérir : mais quelle est cette chose ???
Renseignements pris, il s’agit d’un théatre ambulant qui joue Shakespeare pour les enfants. À l’affiche, « Roméo et Juliette ».

La Tour vagabonde

Vu l’ambiance qui a l’air de régner à l’intérieur, nul doute que le spectacle soit complètement déjanté : des « duels dans les airs, des cavalcades dans les escaliers, une scène du balcon bouleversante de vérité, les lanternes du bal, des bagarres époustouflantes, un tombeau profond comme la nuit, une fontaine qui cache une couche, de beaux costumes, des accessoires très inventifs, des effets de lumière superbes, des chants pour toute musique, une troupe qui joue avec énergie, franchise, sensibilité le chef-d’oeuvre de Shakespeare, Roméo et Juliette, dans la
traduction de Jean Sarment. On rit, on tremble, on pleure! On est tout près des comédiens qui se servent des trois niveaux du théâtre et jouent sans aucune sonorisation et qui savent bouger, danser, chanter”.
Mais la vedette du spectacle, c’est le théâtre lui-même ».

La Tour vagabonde

*Le bâtiment sur la droite est la Cité internationale des Arts

La Tour Vagabonde

Rien que le nom, c’est de la poésie.
La tour vagabonde est un théâtre élisabéthain itinérant, en référence aux pièces jouées en Angleterre sous le règne d’Elizabeth I, au XVIe siècle, surtout celles de Shakespeare. D’ailleurs
l’auteur anglais est au centre de Bla di Bla di Bla, spectacle de près d’une heure, déjanté, coécrit par Damien Bonnel, Baptiste Belleudy et Stéphane Peyran, qui ont délibérément emprunté des
répliques à Hamlet, Othello,Le Songe d’une nuit d’été.

La Tour vagabonde

L’histoire est celle d’Olga. Dans le grenier, sa chambre, la petite fille, dont la mère travaille à l’usine et le père a disparu, s’invente une vie. Elle métamorphose toutes sortes d’objets qui l’aident à apprivoiser ses peurs. Quand soudain apparaît un personnage fantasque.

Bla di Bla di Bla
Une petite fille rêve dans le vieux grenier qui lui sert de chambre. Elle attend sa maman qui doit rentrer de l’usine, son papa qui est parti bien loin et n’est jamais revenu. Avec son imagination pour seule échappatoire, elle attend qu’il lui arrive quelque chose. C’est alors qu’il survient, excentrique, volubile et rigolo : …le Barde.

La Tour vagabonde

“La petite fille va se laisser apprivoiser par ce “barde” (surnom donné à William Shakespeare) qui la transporte dans un monde féérique et merveilleux. Tout au long de ce voyage initiatique chargé d’incertitudes et d’interrogations, elle découvrira que c’est en soi-même qu’on doit trouver la force de trouver des réponses à ses questions. Le reste n’est que “Bla di Bla di Bla””
Stéphane Peyran, metteur en scène

La Tour vagabonde

Cette construction en bois est toute ronde, elle mesure 12 m de diamètre et 10,80 m de haut. Avec ses escaliers d’accès, ses passerelles, ses quatre jours de montage, trois jours de démontage,  elle ressemble aux gravures d’autrefois représentant le fameux Globe de Shakespeare, au bord de la Tamise. Une différence, la Tour vagabonde, a un toit.
À l’intérieur, des galeries, un parterre avec des chaises et deux étages de banquettes. À l’extérieur, sur la droite, une autre petite construction, toute ronde et de bois, elle aussi. Elle abrite La Pinte à fondue, une mini-auberge où l’on déguste de la raclette. Car c’est de Suisse que viennent ces structures démontables. À gauche du bâtiment principal, de longues remorques abritent les loges, les ateliers de costumes, les machines à laver, tout ce qui est
indispensable à une troupe en plein travail.

Un conte de fées
“Deux histoires très belles se croisent ici. Celle de «La Tour vagabonde», imaginée il y a une quinzaine d’années par des artistes suisses originaux à la demande d’une compagnie qui l’abandonna faute de projets. Ses concepteurs la rachetèrent pour lui redonner vie. Aujourd’hui, deux d’entre eux sont embarqués dans la troupe et jouent, avec la compagnie Les Milles Chandelles, dans Roméo et Juliette mis en scène par Baptiste ­Belleudy, chef de troupe et Roméo dans le spectacle avec une délicieuse Juliette, Anne-Solenne Hatte.

La Tour vagabonde

Louis Yerly, l’Apothicaire, et Jean-Luc Giller, Montaigu, et l’indissociable Marie-Cécile Kolly ont accueilli la troupe l’été dernier, à Fribourg, où le théâtre et son auberge étaient installés dans «le Jardin aux Betteraves».
Le secret, ici, c’est l’amour du théâtre. Louis Yerly était agriculteur, passionné par l’image. Bientôt il travaille avec Benno Besson et Jean-Marc Stehlé, avec les Dromesko. Jean-Luc Giller était électronicien et c’est en rencontrant Marie-Cécile Koly qu’il est entré dans le monde du théâtre. Leur Tour vagabonde est un bijou très beau et performant qui peut accueillir 250 spectateurs”.

La Tour vagabonde

“Ce théatre est une merveille. On s’y sent au chaud, dans ce rustique cylindre qui vit et craque, on goûte l’intelligence de son architecture, sa rassurante rondeur patinée, l’impression de solidité que donnent ces madriers d’épicéa plantés au beau milieu de la scène, la distribution circulaire des 250 spectateurs sur trois étages…
Et, dès que surgisssent les acteurs, c’est l’enchantement ; ils sont bons, et jeunes, et pleins de sève, ces fiers gaillards qui ont le sang chaud, qui cherchent la bagarre, oui, voilà bien les jeunes Montaigu et les jeunes Capulet de toutes les Vérone et de tous les siècles, qui se défient et sortent l’épée, la bagarre est générale et saisissante, deux combattants voltigent au-dessus de nos têtes, à nous toucher, et voilà le vieux Capulet, et sa dame, et le vieux Montaigu avec la sienne, et leurs gens, et le prince, ils sont foule sur scène -plus d’une vingtaine-, et celle-ci a beau être minuscule, elle bouillonne de vie et de fureur, c’est un monde à portée de mains, c’est Shakespeare redescendu parmi nous…”

Le Canard enchaîné Roméo et Juliette
Le Figaro, Le canard enchaîné : sur site

Après Paris la tour vagabonde regagne Fribourg, Suisse, lieu de sa création.

27 commentaires pour “La Tour vagabonde Paris”

  1. Ce n’est pas commun ce théatre ambulant .

    Les enfants doivent être heureux .

    Merci Francine pour cette découverte 

    Passes une belle et douce journée

     Bizzz

  2. Coucou Francine,

    Un très bel article sur cette tour vagabonde. Ce nom fait effectivement rêver. Dommage qu’elle ne reste pas éternellement en France.

    Bises et bon jeudi. ZAZA

  3. coucou francine … unthéatre étonnant comme je n’en ai jamais vu …. on dirait ma foi presqque unre yourte à étages !!!!  je suppose en effet que les enfants et les plus grands aussi doivent trouver cela féérique, hors du temps et pourtant très humain …. çà me rappelle les pièces de théatre à Avignon pendant le festival !!

    il est en ce moment d’aileurs !!

    gros bisous et bonne soirée

  4. hihihihihi est ce que cette appelation n’exprimerait pas un regret caché ??? MDR LOL en tout cas, moi je compte bien y aller un soir .. çà me fait penser uq’il faut dare dare que je contacte mon blogpote Harry84 .. histoire de ce faire un resto et une pièce de théatre …

    bonne fin de soirée – bisous

  5. Bonjour Francine

    A la voir ainsi on n’imagine pas quelle puisse contenir 250 places…. j’ai eu l’occasion il y a 2 ans de voir un de ses théatres ambulant à Metz mais je n’ai pas eu le temps pour assister à une représentation…. la prochaine fois c’est certain j’irais…..
    Gros bisous et belle journée à toi

    Chronique

  6. 250 spectateurs et 20 comédiens ? on se demande comment autant de monde peut tenir dans cette tour ! C’est vrai qu’elle dégage une impression de bien être avec ses matériaux naturels.

    bonne journée Francine.

  7. Bonjour Francine,

    Nul doute que cet oeuvre originale doit être enchanteur pour les jeunes

    Voilà bien l’esprit théahre digne d’un Shakespeare ou Racine car on oublie trop souvent que ces personnages -désormais immortels – n’étaient souvent considérés que comme saltimbanques à leur temps…

    Bonne journée, Frans

  8. Un lieu extraordinaire où des acteurs excellents jouent dans un autre registre que l’habituel………….j’aurais aimé découvrir ! merci pour ce reportage ! bises

  9. Jolie découverte que ce théâtre ambulant, un retour dans le passé surprenant, va-til circuler dans d’autres villes de France? j’aimerais beaucoup le découvrir.

    Bonne journée ensoleillé, bises de Mireille du Sablon

  10. c’ est je trouve une idée géniale de convivialité et de découverte pour les enfants.

    Cela participe de l’ éducation, et je dis comme toi, que ce théâtre est quasi une oeuvre d’ art !

     merci pour ce superbe reportage!

     bonne journée

  11. C’est formidable! Un article plein de panache qui nous aimante vers les saveurs irrésistibles du théâtre shakespearien. Très jolies photos, merci Francine.

    Bisous et excellente journée à venir

    Cendrine

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