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Keith Haring Musée d’Art Moderne de Paris

Les combats de Keith Haring

Musée d’Art Moderne

11 avenue du Président Winston Churchill Paris 16ème

Une magnifique exposition consacrée à Keith Haring, conjointement avec le Cenquatre. C’est une première. Cette importante rétrospective ne pouvait se tenir qu’à Paris, l’artiste ayant toujours aimé la capitale.

Son combat contre le racisme et l’apartheid
Tout au long de son combat contre le racisme et la discrimination,  Keith Haring manifesta sans relâche, que ce soit dans sa vie ou dans son art, son rejet du « vil homme blanc » : « Toutes les histoires de “l’expansion”, de la “colonisation” et de la “domination” des Blancs sont remplies de détails horribles d’abus de pouvoir et de maltraitance des hommes. Je suis sûr qu’au fond de moi, je ne suis pas blanc. […]
Je me réjouis d’être différent. Je suis fier d’être homosexuel. Je suis fier d’avoir des amis et des amants de toutes les couleurs. J’ai honte de mes ancêtres. Je ne suis pas comme eux 56. » Il récusa son héritage blanc, se dressa contre l’histoire de ses ancêtres. Lors de l’assassinat du tagueur afro-américain Michael
Stewart par des policiers en 1983, Haring, profondément choqué, réclamait : « OEil pour oeil 57 ». Ce n’est que deux ans plus tard qu’il traita cet événement avec beaucoup d’emphase dans Michael Stewart – USA for Africa. 

Cette toile monumentale montre un Stewart étranglé par des mains blanches au moyen d’une corde, le pied écrasé par un pied blanc, tandis qu’il est menacé par la main-dollar et des croix. Dans le coin supérieur gauche, l’espace se scinde en deux, laissant se déverser un large flot de sang qui noie le monde entier.L’Apocalypse est en marche. 
Keith Haring

Michael Stewart USA for Africa
1985 acrylique et huile sur toile collection Lindemann Miami Beach
Cette toile traite d’un évènement qui s’est déroulé à New York en novembre 1983. L”artiste graffiste afro-américain Michael Stewart meurt, roué de coups par la police. En 1985, Keith Haring qui
s’insurge dans son journal contre les policiers qui sortent, acquittés, du tribunal, lui rend hommage avec ce tableau et dénonce la violence raciale aui existe autant à New-York qu’à Johannesbourg (les deux croix rouge susr la Terre) avec l’apartheid. L’homme noir au visge terrifié se fait étrangler et piétiner par des hommes blancs, menacé par une main verte, celle de l’argent et de la corruption. Les gens l’entourant préfèrent fermer les yeux, la Mort, elle, vient le chercher. C’est une des rares oeuvres où le personnage n’est pas anonyme mais est représenté avec un visage défini et expressif. 

Dans une autre série d’oeuvres, Haring s’attaque avec véhémence à l’apartheid en Afrique du Sud. 
Keith Haring

Untitled sans titre 1984 acrylique sur toile Courtesy Stedelijk Museum Amsterdam 

Ainsi, un immense personnage noir, retenu par un petit personnage blanc au moyen d’un collier et d’une laisse, donne, en un geste libérateur, un coup de pied à son oppresseur. Haring utilisa ce
motif pour une affiche qu’il distribua dans l’espace public. 

Dans Prophets of Rage (1988), les dés sont enfin jetés. L’oppressé « noir » a fait sauter ses chaînes ; il a pris la couronne, suspendu l’homme blanc par les pieds et l’a décapité. La profonde consternation de Haring vis-à-vis du racisme et de la violence se matérialise en une fin cruelle pour l’oppresseur.
Keith Haring

Prophets of Rage  Les prophètes de la rage 1988 Acrylique sur toile  Collection Keith Haring Foundation 

Keith Haring

Untitled 1982 peinture vynilique sur bâche vinyleCollection de son Altesse Sheikha Salama bint Hamdan Al Nahyan

On retrouve ici le personnage au ventre ouvert au travers duquel sautent des chiens. C’est l’image d’un rêve qu’a fait Keith Haring après l’assassinat de John Lennon en 1980 et auquel il associe ce motif. Dans cette bâche apparaissent des couleurs  et des traces de sa gestuelle qui viennent accroître le sentiment de mouvement signifié par les traits entourant les éléments.
Keith Haring choisit délibérément de ne pas donner de titre à la majorité de ses oeuvres, afin de laisser au spectateur la possibilité d’en faire son interprétation. Il écrit en 1989 : “je peins des tableaux qui découlent de mes propres recherches. Je laisse à d’autres le soin de les déchiffrer, de comprendre leurs symboles et leurs implications. Je ne suis que l’intermédiaire.”

32 commentaires pour “Keith Haring Musée d’Art Moderne de Paris”

  1.  c’est trés particulier en effet

     il veut faire passer   des messages  avec son talent

     perso  je n adhére pas trop

     merci pour cet article  , je ne conaissait pas  du tout

     bonne journée

     bises

  2. bonjour francine
    cette peinture je ne l’apprécie pas trop,je ne comrends pas ce qu’elle signifie
    Aujourd’hui nous allons encore avoir une belle journée estivale ,mais bien fraîche le matin
    je te souhaite de passer une bonne  journée
    bisous

  3. l’hindouisme est dit-on la plus ancienne des religions; elle date de 1500 avant JC du temps des indo aryens;

    les autres religions ont sans doute fait des emprunts sans parler du bouddhisme, une philosophie qui a pris tout ce qu’il y avait de bon dans toutes les autres religions;

    c’est donc très complexe;

    belle journée;

  4. bonsoir Francine,

    C’était vraiment un visionniste et un transmetteur .

    Tout est dit dans cette dernière phrase ” je laisse a d’autres le soins de d”chiffrer,de comprendre leurs symboles et leurs explications

    En se jugeant lui comme intermédiaire.

    Merci pour ce partage journalier de cette belle expo, hors du commun

    bonne soirée

    amitiés 

  5. ces tableaux sont quand même violents. bon ok ça reflête notre monde mais l’art c’est plutôt pour divertir à mon avis. A choisir je préfère regarder de belles choses.

    un oeil sur l’épisode de Miss Marple du jour et ensuite je retourne tailler. Cette fois j’attaque les thuyas, plus denses, plus difficiles. Bonne fin de journée.

  6. je trouve ces oeuvres là … grandioses .. elles dérangent et voilà ce qu’il fallait faire !! bravo !!  j’aime son engagement fort  contre le racisme … un peu surprise par sa déclaration “je suis fier d’être homosexuel …” fier ???  à mon sens, ce n’est ni une fierté ni une honte …  c’est un état, pas plus dérangeant pour moi que l’hétérosexualité …  je le félicite en tout cas d’avoir vécu ses passions … car une vie sans passions, c’est nul !!

    bisous copine – bonne soirée

  7. bonjour Francine 

    je ne connaissai pas du tout  ce n’est  pas particulierement ce que je prefere  mais  c’est tres interessant  et je suis sur que cela fait le bonheur  de beaucoup  d’amateurs du genre  bisous

    Marcel

  8. Bonjour Francine

    Ces toiles sont magnifiquement expressives…  et ton article est riche d’informations..
    Merci à toi de rendre chacun de tes billets très captivant..

    Gros bisous et belle journée

    Chronique

  9. Bonjour

    Et bien je peux dire ce que j’en pense ? oui…. bien sûr voilà un qui est vraiment angélique…. oui, sans doute la colonisation de la façon dont les choses ont été fut une erreur… mais pas que catastrophe… les première fois où j’ai été en afrique noire, (en 1988) j’ai été surpris de voir défendre la colonisation par les Africains autochones  eux-mêmes… oui, car ensuite ils  avaient vécus pire encore…. bon aujourd’hui tout ceux là sont morts (de vieillesse) et ne parlent plus…mais c’est trop long pour expliquer là… mais croie moi il y a une vraie bouteille à encre sur ce sujet….

    Bonne journée

    Jean

  10. Bonjour Francine,

    Elles sont magnifiques ces toiles. Merci de nous les avoir présentées avec autant d’explication. Ma préférée est la première.

    Bises et bon jeudi. ZAZA

  11. je ne parviens pas à comprendre cet art figuratif, et les messages qu’ il est censé propager.

    Et je ne suis pas pour l’ autoflagellation, car me semble t’ il, les premiers esclaves le furent par des noirs et des arabes.

    Le pire pour moi, est celui qui fait souffrir son propre peuple, et les exemples ne manquent pas.

    Bonne journée

     bisous

  12. Bonjour Francine,

    Et oui de retour, les vacances sont terminées.

    Des oeuvres qui ne se contentent pas d’être simplement admirées mais qui méritent toutes notre attention et analyse.

    Bon vendredi.

    Bisous

    Nanou

     

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