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Ile de la Cité Paris Traces de balles et de tirs d’obus

Ile de la cité

Paris 4ème Hôtel Dieu, Conciergerie, Préfecture de Police

Traces de balles et d’obus

Si Paris a été sauvé de la destruction, il n’en a  pas moins été bombardé et en porte encore les cicatrices à de très nombreux endroits dans la capitale.

Au niveau de la rue d’Arcole, le haut mur de l’Hôtel Dieu porte encore la trace de deux tirs d’obus émis d’un char allemand de type Panzer lors de la libération de Paris le 19 Août 1944, après-midi. Pendant la seconde guerre mondiale, Hitler avait donné l’ordre à l’armée d’occupation, avant de capituler,  de raser Paris et de faire sauter les ponts et les monuments. Le général Dietrich Von Choltitz sauvera Paris : il désobéit finalement à cet ordre et se rend sans condition aux alliés, préservant ainsi Paris de la destruction.

Hôtel Dieu Paris
*Les deux impacts d’obus sur les murs de l’Hôtel Dieu

Paris fut occupé par les armées allemandes du 14 juin 1940 au 25 août 1944. La capitale a été bombardée par les alliés et la libération de Paris a eu lieu du 19 au 25 août 1944, elle s’est faite au travers de nombreux combats. Les traces en sont encore visibles un peu partout dans la capitale, là où se sont déroulés les plus intenses heurts, et notamment sur l’Ile de la Cité. La préfecture de police et le Conciergerie viennent d’être rénovées, les traces de balles n’ont pas été effacées, pour mieux conserver la mémoire de cette période trouble, pas si éloignée.

Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquent en Normandie et entreprennent la libération de la France et leur marche vers Berlin. Les américains (Eisenhower et Bradley) souhaitent contourner Paris, “pour ne pas être ralentis dans leur progression, notamment au niveau logistique, la libération des 4 millions d’habitants parisiens nécessitant 4 000 tonnes de vivres par jour. Le général Bradley écrit dans ses mémoires[10] à propos de la capitale française : « La ville n’avait plus aucune signification tactique. En dépit de sa gloire historique, Paris ne représentait qu’une tache
d’encre sur nos cartes ; il fallait l’éviter dans notre marche vers le Rhin ».”

Conciergerie

*Façade de la Conciergerie, traces de balles, au coin du boulevard du Palais et des quais.

“La résistance parisienne, commandée par Rol-Tanguy depuis son poste de commandement sous la place Denfert-Rochereau et par Chaban-Delmas, pauvrement équipée (elle n’a même pas de liaison radio avec l’extérieur) mais enthousiaste, encercle les îlots de défense allemands. L’occupant se trouve en position défensive, une division SS est mise en mouvement vers Paris pour renforcer l’armée allemande. Il est à prévoir qu’elle obéira sans état d’âme aux ordres de destruction d’Hitler. Avec l’annonce de l’avance rapide des Alliés sur Paris depuis la victoire de la poche de Falaise, le métro de Paris, la gendarmerie le 13 août, puis la police qui lui emboîte le pas le 15 août, suivis des postiers le jour suivant, se soulèvent. Ils sont rejoints par d’autres ouvriers de la ville quand la grève générale éclate le 18 août.

Préfecture de police

*La préfecture de Police, criblée de balles

Des barricades sont dressées, entravant les mouvements des véhicules allemands, et des escarmouches contre les forces allemandes d’occupation, épaulées par des membres de la Milice, restés à Paris malgré le repli général des miliciens quelques jours plus tôt, commencent à devenir sérieuses les jours suivants, atteignant leur maximum le 22. De sérieux combats ont lieu à la préfecture de police, occupée par les policiers insurgés dès le matin du 19 août”.

Préfecture de police

*La restauration de la Préfecture de Police a laissé intactes les traces de balles. Pour se souvenir. 

Sources : wikipedia, M Charlier, et
http://panamstory.over-blog.com/ pour le recensement des lieux

29 commentaires pour “Ile de la Cité Paris Traces de balles et de tirs d’obus”

  1. Bonjour Francine : Une sombre page de notre histoire . Heureusement que ce général allemand Dietrich von Choltiz a fait preuve d’un grand courage en désobéissant aux ordres de la folie de l’époque.Aujourd’hui un vent glacial nous pique les oreilles et le nez . Bises et bon week-end

  2. Bonjour Francine,
    Combien de monuments portent les stigmates des guerres et il est important de les conserver lors des restaurations .
    Paris a été sauvée de la déstruction et je n’ose imaginer s’il en avait été autrement …
    Le week-end approche 🙂 !
    Bisous

  3. Aujourd’hui, comme convenu, visite des cloches de Notre Dame. Elles sont magnifiques. Mais beaucoup de monde. Et dehors un froid de canard à ne pas laisser un touriste sur le parvis. Nous nous sommes réfugiés dans l’Hotel Dieu. Je n’étais pas en condition pour faire des photos. Un petit resto et hop de rtour au bercail pour profiter de la cheminée. Quel temps ! Vivement le printemps. Bonne fin de smaine. Bises. Yves

  4. Pas si éloignée en effet cette période. Mes grands-parents maternels ont passé des heures et des heures à nous raconter “la guerre”, surtout ma grand-mère (celle que je vais voir à la résidence)qui a connu l’évacuation en Vendée puis le retour dans la ferme familiale occupée par les Allemands, la cohabitation avec les soldats puis l’ouvrier agricole que mon arrière-grand-père a caché parce qu’il était juif. Et aussi mon grand-père qui a été fait prisonnier dès les premiers mois et qui a eu la chance d’être affecté rapidement comme ouvrier agricole dans une ferme en Allemagne au lieu d’être emprisonné. Mais pour la génération suivante, ces témoignages n’ont plus la même valeur.

  5. Paris l’ a échappé belle !
    on peut en déduire qu’ il ne faut jamais généraliser, quand on parle d’ un pays, et que tous les allemands n’ étaient pas nazis.
    C’ est par contre une bonne idée que de garder les preuves d’ une guerre
    bonne journée
    bisous

  6. bonjour Francine … oui, toutes ces marques sont les témoignages de la folie des hommes … Je regarde toujours avec émotion les traces de balles sur l’une des faces de l’église du village natal de papa … laissées quand le curé, le cafetier, le maire et TOUTE sa famille y furent fusillés en représailles du maquis !!!
    bonne journée – gros bisous

  7. Bonjour Francine,
    C’est une bonne initiative de ne pas effacer ces traces lors de la restauration: le souvenir doit rester pour ne pas que cela revienne!
    Bonne journée, Frans

  8. Coucou Francine : Ces impacts de balles et d’obus, de bien mauvais souvenirs pour nos parents qui ont connu cette époque. Ma grand mère maternelle était garde barrière près de la Kommandantur de Saint Germain en Laye, et elle nous a raconté de sacrées histoires que ma mère et ma tante ont vécues. Bises et bon vendredi

  9. Coucou Francine
    C’est drole ! parce que nous aussi à Nice , tu peux encore apercevoir des traces de bombardements et meme des boulets dans des facades du vieux Nice. Mais cette fois ci ce sont les troupes de Louis XIV qui nous les ont envoyé ! hi hi hi
    Par contre pour les traces d’obus et de balles faites par les allemands , ce sont encore des villages de l’arriere pays dont on les remarque le plus …
    bisous
    pat

  10. bonjour Francine , hé bien , de mauvais moments pour ceux qui l’ont vécut.. quand j’avais fais des articles sur Pierrefonds , j’avais mis les boulets de canons qui étaient encastrés dans les murs…..et pas des petits…une journée glaçiale et la neige commence à voltiger…bonne fin de semaine , bisous

  11. Nous en avons vu hier, lors de notre ballade en suivant tes conseils, mais le vent glacial qui soufflait nous a faire circuler rapidement.
    Ces Messieurs de la Police ont accepté de nous montrer “la pierre du boucher” super gentil!
    Et nous avons admiré comme de nombreux visiteurs, les 8 nouvelles cloches de Notre Dame, plus belles les unes que les autres.
    Encore un grand merci pour tes infos!
    Douce journée. Christiane

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