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Hôtel des Invalides Les canons

Hôtel des Invalides

Paris 7ème

Les canons de la batterie triomphale étaient servis par des soldats invalides. Leurs salves d’honneur contribuaient aux grandes célébrations parisiennes, ainsi que nous le rappelle le journaliste Mercier en 1783 : “Les canons se font entendre au passage de Leurs Majestés. A ce bruit toutes les oreilles parisiennes sont aux écoutes…”

Le tir de canon, c’est une tradition aussi ancienne que l’hôtel lui-même

Pour saluer l’investiture du nouveau président de la République, vingt-et-un coups de canon ont été tirés depuis l’esplanade des Invalides ce 15 mai 2012. Cette pratique est ancienne. Sous l’Ancien Régime lors de l’inhumation du roi défunt et l’avènement de son successeur,101 coups qui étaient tirés. Le général de Gaulle, en 1958, décida de modifier cette coutume, sans pour autant la supprimer. Des 101 coups royalistes ne subsistent aujourd’hui que 21 tirs républicains.

 Hôtel des Invalides

Les pièces d’artillerie utilisées sont deux canons de 75 mm modèle 1897, pesant près d’1,25 tonne chacun. Les tirs à blanc sont effectués au rythme de six coups par minute. Lors de la cérémonie d’investiture, le nouveau président passe en revue les troupes stationnées au palais. Simultanément, vingt-et-un coups de canon sont tirés à partir de la place des Invalides par la batterie d’honneur de l’artillerie pour saluer l’investiture du nouveau président (la salve peut débuter soit après la lecture de la proclamation des résultats, soit pendant les honneurs militaires).

 Hôtel des Invalides

Ce sont neufs artilleurs de Draguignan qui ont tiré les salves, en uniforme d’apparat. Ils attendent l’ordre de faire feu devant l’Hôtel des Invalides.
A 11h10, ce mardi 15 mai 2012, sur le rond-point du Bleuet de France, face à l’Hôtel des Invalides, le lieutenant Beaudequin amorce de sa voix grave et forte le “salut à feu”. Les deux canons de l’Armée de Terre saluent alors l’investiture de François Hollande, chef des Armées.

Au commandement, le “munitionnaire insère l’obus de 75mm dans la culasse du premier canon. “Chargé. A Poste.” Le canonnier enchaîne : “Culasse fermée”. Le chef de pièce, en retrait du manège réglé à la perfection, assène un “feu” sonore. Le canonnier actionne la ficelle. L’ensemble dure quelques secondes. La détonation retentit et l’arme crache une flamme longue de plusieurs centimètres. Les oiseaux s’envolent, le sol tremble et les oreilles bourdonnent. Des “Oh” et des “Ah” s’élèvent du public. 10 secondes de répit. La fumée se dissipe. Seconde détonation sourde. Et ainsi de suite. Le ballet durera ainsi plus de trois minutes”.

 Hôtel des Invalides

Comme en 1783, les oreilles des parisiens sont aux écoutes… Le seul changement, ce ne sont plus les canons de la batterie triomphale qui tirent.Ces canons sont la batterie d’honneur de l’Armée de Terre et reposent au quotidien à l’école d’artillerie et d’infanterie de Draguignan, dans le Var.

Des canons pointés vers le palais de l’Elysée

 Hôtel des Invalides

Anecdote

Alors que l’on fête l’investiture du Président de la République :

“L’alignement de canons sur l’esplanade est hautement symbolique. Ces canons sont en effet pointés vers le palais de l’Élysée pour rappeler à son locataire qu’en France c’est le Peuple qui est souverain et qu’il peut à tout moment reprendre les armes.”

sources ; sur site, wikipedia, et

http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/21-coups-de-canon-aux-invalides 

 

30 commentaires pour “Hôtel des Invalides Les canons”

  1. les deux premières sont magnifiques la canon du premier plan donne de la profondeur à ces photos….Non pas vu de cervidés…que des oiseaux d’eau….bonne journée bises..

  2. J’étais aussi dans l’artillerie lourde, mais c’étaient des 155mm longs. Pour des 75mm il me semble bien long. J’ai aussi utilisé les 75mm mais ceux de la guerre 14-18 et même le 65 de montagne que l’on démontait pour le trimballer à dos de mulet….

    belle journée avec bises.

  3. hello Francine, voila une menace qui a déja été d’application, le peuple francais peut se montrer tres dangereux …
    La grisaille, pour toute la journée, la Toussaint est en approche… !
    Très belle soirée

  4. Bonjour Francine
    Je te souhaite un très bon WE
    tu as 2/4 de juste
    très bel article avec jolie photo, mais les canon que tu montre n’avais pas de culasse, il se chargeais par la gueule
    Nos amitiés bises de nous trois
    Qing&Sam&René

  5. Bonjour Francine,
    Haha… je ne connaissais pas la symbolique que tu expliques dans ton dernier paragraphe 🙂
    Crois-tu qu’ils en tiennent compte ???
    Amitiés,
    Frans

  6. Bonsoir Francine , de très beles photos , bien illustrées , mais je déteste tout ce qui se rapproche à la guerre ……passes un bon WE au chaud si possible , bisous

  7. Coucou du vendredi, avec de la grisaille, de la bruine et du brouillard… c’est un temps de saison ! Le crépi de la maison est en cours . Je suis en admiration devant ces canons. Je te souhaite un excellent weekend. Bises et à mardi. (carrelage, joints et faïence obligent )

  8. coucou francine – bien vu, la dernière phrase sur le locataire de l’elysée et le peuple de france …hélàs pourtant pas si souverain que çà pourtant !!!
    pourquoi 101 ?? et pourquoi 21 maintenant ??
    101 ok c’est l’entier naturel qui suit 100 et le 26e nombre premier
    21 ok c’est entre autres le Chiffre de la perfection par excellence, 3 x 7, selon la Bible
    … mais tout çà nous mène où ??? hihihihihihihihi
    bonne soirée – bises

  9. Coucou Francine

    Très intéressant !je n’avais pas remarqué les canons, t’as raison il faudrait que revienne ,cette fois avec mon appareil de photos et mon carnet de notes! Gros bisous

  10. je viens de regarder ta série d’articles consacrés aux Invalides, nous avions visité cet endroit en 1999. Je trouve que le batiment est mis en valeur par les esplanades ou jardins qui l’entourent. Ce qui n’est pas le cas par exemple du palais de l’Elysée qui est coincé entre des rues et des murs.
    C’est curieux je me souviens des canons verdis côté rue, mais je ne me souviens pas de ceux dans la cour.
    Et pour l’anecdote je me souviens des pigeons dans les jardins devant le Dôme. Nous y avions commencé une pause gouter après avoir visité le musée, et plein de pigeons nous poursuivaient, nous avons fini par ranger nos gateaux dans les sacs et nous avons attendu d’être hors de vue des “goinfres” pour manger tranquillement !!
    Bonne soirée Francine.

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