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Hôtel de Ville de Paris Anamorphose végétale

Insolite : le parvis de l’Hôtel de Ville s’anamorphose
Jusqu’au 15 juillet 2011, le parvis de l’Hôtel de Ville verdit… sous la forme d’une curieuse anamorphose végétale. Cette oeuvre, monumentale et ludique de plus de 100m de long, a été réalisée en 3D par l’artiste François Abelanet.
Regardées selon une certaine perspective, ses lignes géométriques en 3D donnent une illusion de relief. Une anamorphose est une image déformée qui retrouve ses proportions d’origine et prend sens quand on la regarde sous un certain angle.

Une oeuvre de l’artiste François Abelanet
L’artiste François Abelanet est passé maître dans cette variation moderne du trompe l’oeil. pour preuve ce nouveau chef-d’œuvre de Land Art, exposé au centre d’un jardin éphémère consacré à l’arbre urbain. L’oeuvre, avec ses lignes géométriques en 3D, donne aux visiteurs une illusion du relief et s’étend sur 1500 m².

Monumentale, elle mesure 100 m de long et nécessite 1200 m² de pelouse, 300 m² de sedum et 650 m3 de paille et de sable. Près de 90 jardiniers et techniciens sont mobilisés en continu pendant cinq jours pour la réalisation de cette oeuvre d’art éphémère. C’est une succession de volumes plantés d’herbe : le public est invité à y pénétrer, pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes.

Ces manifestations de Land’Art sont là pour nous faire réfléchir. Ainsi cet immense jardin contemporain questionne le lien entre Nature et Ville, ainsi que leur cohabitation parfois difficile. “A la croisée de l’architecture, de la décoration et du Land art, l’oeuvre “Qui croire ?” illustre le mariage entre urbanisme et nature, entre minéral et végétal. Une image éphémère qui évoque le milieu urbain et la plantation régulière des arbres le long des rues. Une écriture originale pour illustrer le paysage parisien et nous inciter au respect de notre patrimoine boisé.”
Le public sera invité à pénétrer dans cette succession de volumes plantés d’herbe, pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes.

L’artiste François Albaret invite le spectateur à ressentir et éprouver la place fondamentale de la nature : “Nous vivons dans un monde où l’on entend débattre les écolos, les scientifiques, les industriels… J’ai voulu simplement poser le problème de de l’arbre et inviter les gens à s’interroger sur la place que l’arbre, la nature et l’environnement ont pour eux. Je voudrais que les gens se posent à la question à eux-mêmes et ressentent à quel point l’environnement est fondamental”.
“Qui croire?” interroge la vie quotidienne des arbres parisiens, leurs besoins et leurs mésaventures… .
Cette anamorphose prend tout son sens, vue sous un certain angle. C’est étonnant. Un angle de vue différent, et c’est toute la perception qui change, l’image qu’a voulu nous montrer l’artiste prend forme.

Un trompe-l’oeil géant tel qu’on le découvre depuis un promontoire spécialement conçu, et un point très précis. Le résultat est époustouflant…

La Mairie de Paris, à l’occasion de l’année internationale de l’arbre, a organisé l’évènement « Une saison sous les arbres ». A cette occasion l’artiste François Abélanet a réalisé la première anamorphose végétale entièrement en 3D.
Sa précédente anamorphose intitulée « Où sommes-nous ? » installée l’été dernier dans le parc de Bagatelle, avait remporté un vif succès. L’artiste François Abélanet a créé une œuvre de Land Art urbain inédite, à la fois ludique et interactive, spécialement conçue pour la vaste esplanade de l’hôtel de ville de Paris.

Un pur effet d’optique : on a l’impression que l’homme en blanc est perché en haut de la sphère. Et pourtant non! Les allées sont au niveau du sol. 
Dans la lignée des grands maîtres de l’anamorphose, il a imaginé une œuvre cinétique (en mouvement) éphémère qui donne l’illusion du relief. Ce trompe l’oeil a été élaboré sur la base d’un dessin très précis calculé sur ordinateur et réalisé grâce au talent des jardiniers et techniciens de la Ville de Paris. Le résultat, saisissant, apparaîtra aux yeux des promeneurs depuis un promontoire spécialement aménagé.” Pelles, râteaux, rayons laser et points GPS s’uniront pour réaliser une écriture contemporaine du jardin à la française. Sans trucages, ni effets spéciaux. En alliant la nature, l’art et les mathématiques”.

*Ici aussi, les visiteurs ont l’air perchés. Où commence l’illusion? Qui croire? Le réel est-il ce que l’on voit?
C’est une succession de volumes plantés d’herbe. Le public peut déambuler dans les allées pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes. Avant de monter sur une estrade installée spécialement et de découvrir, depuis un seul point très précis, la forme monumentale imaginée par le créateur. Grâce à son appareil photo, chacun pourra immortaliser l’installation et emporter avec lui un souvenir de ce moment étonnant.

L’espace n’est plus ni tout à fait plat, ni tout à fait vrai
“« Qui croire ? Le réel est-il ce que l’on voit ? Où commence l’illusion ? » s’interroge François Abélanet, créateur de cette anamorphose qui change notre façon de voir, de nous mouvoir dans un espace qui, tout à coup, n’est plus tout-à-fait plat. Ni tout-à-fait vrai. En forçant notre regard à quitter la ligne habituelle de l’horizon, en créant la confusion et nous faisant perdre nos repères, l’artiste nous propose de regarder le monde autrement et de réfléchir à la place de l’homme dans la nature. Au delà des illusions optiques, c’est bien le miroir de nos certitudes qui se lézarde et laisse transparaître une autre vérité”.
Les éléments qui composent l’installation du parvis repartiront dès la fin de l’exposition vers les parcs et jardins de la capitale : une reconversion durable après une action pédagogique de sensibilisation des Parisiens.

sources :
http://www.landarts.fr/
http://www.pariscotejardin.fr/
www.paris.fr/

38 commentaires pour “Hôtel de Ville de Paris Anamorphose végétale”

  1. Bonjour Francine : très bon article qui me plaît .Merci du partage de ces photos que j’aurai aimées voir en grandeur nature . Vu sous ces angles arrondis , j’y vois un peu plus clair quant à l’avenir en ligne droite de notre Planète…Bises et bon mercredi

  2. bonsoir Francine – dommage de reporter encore ta visite . Mais la camargue est belle aussi en avril / mai quand tous les flamants roses sont revenus ….. je me passionne aussi pour les anamorphoses …. surtout celles sur le sol …. génial vraiment et étonnant !!! bisous bonne soirée

  3. C’est vraiment surprenant cet effet ! Du beau travail de recherche et une belle mise en oeuvre. Ce soir c’est plus respirable et ça fait du bien. Encore une semaine et c’est les vacances ! Je m’accroche. Bonne soirée. Bisous. Yves

  4. c’est avec des températures qui ont chuté que je passe faire mon coucou du jour.
    Je pars en vacances samedi matin pour 15 jours, je n’aurais pas internet là-bas, ça serait sympa de passer me voir quand même pour nos échanges Merci beaucoup!

  5. Bonjour Francine : Vraiment trompe l’oeil . Notre rétine nous joue des tours lorsque les jardiniers se mettent à fleureter avec les mathématiques . Bien vue comme balade à proposer aux parisiens . Bises et bon après-midi

  6. Bonjour Francine merci pour le lien, j’aurais manqué de très jolies photos, j’aime bien, c’est ludique. Bisous et bonne fin de journée MTH

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