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Château de Versailles la galerie des Batailles

Galerie des Batailles

Château de Versailles

 *Bataille d’Iena Gagnée par l’Empereur Napoléon le 14 octobre 1806 par Horace Vernet
buste : Jean-Baptiste Cervoni, général de division Bataille d’Eckmühl D’après Pietro Cardelli

La galerie des Batailles illustre, en trente-cinq grands tableaux et quatre-vingt-deux bustes, les exploits et les grandes figures militaires de la France. Le cycle débute par la représentation de Tolbiac, victoire fondatrice de la monarchie française remportée par Clovis en 496, et se termine par celle de Napoléon à Wagram en 1809. Parmi d’autres peintres, Eugène Delacroix, François Gérarde et Horace Vernet participèrent à la réalisation de cette prestigieuse commande officielle.  

*Bataille de Taillembourg gagnée par Saint Louis 21 juillet 1242 par Eugène Delacroix
buste : Jacques Dampierre de Châtillon, amiral de France Bataille d’Azincourt

Longue de cent-vingt  mètres, la galerie des Batailles occupe quasiment la totalité de l’étage de l’aile sud du Château sur deux niveaux, jusqu’aux toitures. C’est le plus grand espace des Galeries historiques de Versailles.

 *Bataille de Bouvines gagnée par Philippe Auguste 27 juillet 1214 par Horace Vernet
buste : 9649 Jean de Vienne, amiral de France Bataille de Nicopolis

L’aile du Midi fut édifiée en 1681 pour loger les princes de la famille royale. Cinq beaux appartements au premier étage et quatorze logements de courtisans à l’attique ont été détruits pour faire place à la galerie voulue par Louis-Philippe ainsi qu’à la salle de 1830 qui lui fait suite. Conçue et réalisée à partir de 1833, elle est inaugurée solennellement le 10 juin 1837 et marque alors le point fort de la visite du musée.  

*Siège d’York-Town le général Rochambeau et le général Washington donnent les derniers ordres pour l’attaque octobre 1761 par Auguste Couder; bataille de Lowfeld gagnée par la maréchal de Saxe 2 juillet 1747 par Auguste Couder
buste Jacques Christophe Coquille Dugommier, général en chef Bataille de la Sierra Negra par Antoine-Denis Chaudet: Pierre François, marquis de Rougé, lieutenant général des armées du roi Bataille de Villinghausen par Jean-Baptiste-Joseph Debay, Père

Bataille de Wagram, gagnée par l’Empereur Napoléon le 6 juillet 1809

Tableau d’Emile Jean Horace Vernet, peint en 1836 huile sur toile
465 cm × 543 cm,  inscription au Patrimoine Mondial par l’Unesco : 1979  

Napoléon devait à tout prix remporter une victoire pour empêcher la formation d’une coalition antifrançaise. Grâce à cette victoire, l’Autriche fut obligée à signer un armistice, puis le traité de Schönbrunn, le 14 octobre 1809. La bataille a eu lieu les 5 et 6 juillet 1809 à Wagram et autour de l’île de Lobau, à une quinzaine de kilomètres au nord de Vienne, en Autriche.

Les forces en présence sont inégales :
Armée française (environ 190 000 hommes et 488 canons) sous le commandement de l’Empereur Napoleon 1er.
Armée autrichienne (environ 140 000 hommes et 450 canons) sous les ordres de l’archiduc Charles Louis d’Autriche, duc de Teschen.

Pertes
Armée française : autour de 37 000 hommes (5 000 morts, 28 000 blessés, 3000 à 4000 prisonniers), dont le général Lassalle. Armée autrichienne : sans doute plus de 40 000 hommes, dont plusieurs généraux, 10 drapeaux, 40 canons.  

*Napoléon, à cheval, observe du haut d’une éminence l’effet que produit la batterie de cent pièces d’artillerie commandée par le général Lauriston. A peu de distance, Bessières, duc d’Istrie, est blessé au moment où il dispose l’attaque de la cavalerie.

Témoignage
Mémoires de chirurgie militaire, et campagnes de Dominique-Jean Larrey. Par Dominique-Jean Larrey, 1812.

“Le 4 au soir, les armées furent réunies dans la grande île de Lobau. Une flotille portant trois mille hommes de débarquement, commandée par le comte Baste, capitaine de vaisseau, était destinée à protéger le passage de l’armée sur le dernier bras du fleuve, et à enlever les postes avancés de l’ennemi retranché sur ses bords. Toutes ces opérations devaient être exécutées en même temps. Le signal est donné précisément à l’instant où un orage éclate avec la plus grande violence. Le bruit des fortes canonnades des deux armées est couvert par les éclats fréquens et terribles du tonnerre, accompagnés de grêle et de torrens de pluie. Dans les ténèbres épaisses et lugubres où nous sommes plongés, il n’est plus possible de se reconnaître qu’à la lumière électrique et instantanée des éclairs. Malgré ces obstacles redoutables, nos soldats abordent la rive opposée, s’emparent des batteries qui la défendent, se déploient rapidement dans la plaine : plusieurs ponts sont jetés à la fois, et toute l’armée effectue son passage en quelques heures.

L’ennemi, étonné de la célérité de ces opérations, s’éloigne précipitamment pour prendre une nouvelle position sur la ligne de Wagram, en avant de laquelle il s’engagea, dès le même soir, un combat qui devint général sans être décisif. Les deux armées restèrent en présence pendant le reste de la nuit. Au point du jour, nous fîmes une nouvelle attaque, à laquelle les ennemis opposèrent d’abord une forte résistance : mais bientôt leur aile gauche est enfoncée ; et, tandis que la droite, vivement serrée sur le Danube, résiste à peine à nos efforts, le centre, menacé par le corps de réserve composé de la garde impériale et royale, voit à chaque instant ses rangs éclaircis par le feu de l’artillerie légère de ce corps qui semble se multiplier pour se porter sur tous les points. Enfin, les lignes des Autrichiens sont enlevées, leurs divisions dispersées ou détruites par l’effet terrible de l’artillerie, et la victoire est complète”.  

 *bustes : le moustachu est Antoine Louis Charles, comte Lasalle, général de division Bataille de Wagram D’après Auguste Taunay; mort au champ d’honneur le 6 juillet 1809  Il est hussard et général, et le chef de la « brigade infernale ». Et Alexandre-Antoine Hureau, comte de Sénarmont, général de division Siège de Cadix par Antoine Laurent Dantan l’Aîné 

 

* Bataille de Wagram, gagnée par l’Empereur Napoléon le 6 juillet 1809

Autres tableaux  

« Louis-Philippe y réunit trente-trois tableaux représentant les grandes batailles qui ont fait la France depuis celle de Tolbiac, en 496, jusqu’à celle de Wagram, en 1809. Toutes les dynasties qui ont régné sur la France y ont leur place – Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons – auxquelles s’ajoutent la Révolution et Napoléon Ier. Son message est simple : la France s’est faite dans des combats contre des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur ; elle est désormais glorieuse, apaisée et prête à entrer dans une ère nouvelle fondée sur la paix et la prospérité.

*Prise de Calais par le duc de Gyusz 9 janvier 1558 par François-Édouard Picot

Les quatre plus grands tableaux sont des commandes des régimes précédents, l’Empire – Austerlitz de Gérard – et la Restauration – l’Entrée d’Henri IV à Paris de Gérard, Bouvines et Fontenoy d’Horace Vernet. Tous les autres ont été réalisés pour la galerie entre 1834 et 1845 par les peintres d’histoire du moment, Alaux, Bouchot, Couder, Delacroix, E. Devéria, Féron, Fragonard fils, Franque, Heim, Larivière, Mauzaisse, Picot, les frères Scheffer, Schnetz, Schopin, Steuben et H. Vernet ».

*bataille de Lowfeld gagnée par la maréchal de Saxe 2 juillet 1747 par Auguste Couder; prise de York-Town par Auguste Couder

*Bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1658, par Jean-Pierre Franque; Bataille des Dunes, 14 juin 1658, au siège de Dunkerque par Charles-Philippe Larivière

sources : sur site et :

http://www.napoleon-empire.net/batailles/wagram.php  

www.chateauversailles.fr/

50 commentaires pour “Château de Versailles la galerie des Batailles”

  1. 120 m ?? mais ce doit être prodigieux à voir .. en plus les toiles sont imposantes ce qui donne de la force au sujet …
    as tu la possibilité d’aller à la FIAC ? j’ai vu quelques photos sur le net, ça n’a pas l’air triste là bas !!! 🙂

  2. Une galerie que j’aimerais contempler, toute l’histoire de France est étalée sur cette longue longue fresque ! j’adore
    Un vendredi prometteur d’un weekend de soleil sortie…, A bientôt Francine,

  3. bonjour un vrai régal pour les yeux cette galerie je la préfére sans l’oeuvre de l’artiste ( je ne conteste pas son talent ) personnellement cette oeuvre n’avait pas sa place ici toujours de la pluie bon aprem. bises

  4. Bonjour Francine
    de belle peinture à la gloire des boucheries de l’époque
    Désolé c’est une mauvaise réponse
    Je te souhaite une très bon WE
    Nos amitiés bises de nous trois
    Qing&Sam&René

  5. Bonsoir Françine , superbe galerie , faudra bien que j’aille voir l’intérieur..pas facile quand il y a du monde , tu as fais de très beaux cliché..bonne soirée , bisous

  6. Que c’est beau Versailles ! Surtout quand tu es derrière l’objectif !
    Personnellement, j’aime mieux cette série sans l’artiste.
    Bonne dernière journée et bon W.E
    Bises

  7. Bonjour Francine,
    Somptueux: tu as trouvé le mot juste pour décrire cette salle moins souvent illustrée que la galerie des glaces dans les brochures consacrées à Versailles! A tort comme tes photos le prouvent.
    Amitiés,
    Frans

  8. Hello Francine
    Oui ! je l’ai vu sur ses talons aiguille et sa silhouette pulpeuse ! hi hi hi
    Napoléon a sans doute été le personnage français qui a gagné le plus de victoires … car contrairement aux autres les françois 1er et Louis XIV ont enregistré beaucoup plus de défaites qu’ils ne le laissent paraitre.

    Au Canada et aux états unis, les rois français par leurs mepris , on perdu tout un empire aux profits des anglais …
    Seule l’illusion de la victoire de De Grasse sur Cornwalis à permis de donner l’indépendance américaine. Il y a beaucoup de falsifications dans l’histoire pour glorifier des souverains et meme au XXe siécle , on le voit encore avec l’affaire Papon , ou c’est encore trés facile de lui faire porter le chapeau , car l’ordre venait de bien plus haut…
    On le voit chez nous , heureusement que les témoignages et les livres ont pu etre sauvé par l’état italien , car le mensonge de l’annexion de Nice est toujours établi par les moutons du pouvoirs jacobins.
    bisous
    pat

  9. bonjour francine
    c’est vrai que c’est sublime et j’aimerais vraiment y retourner
    quand je suis allée le palais des glaces était en travaux donc ça aussi j’aimerais le découvrir
    tout gros bisous passe une bonne après midi
    heureuse de savoir que je ne suis pas seule à être si maladroite ça fait rire c’est certain mais parfois oh la gêne lol

  10. Impressionnantes ces fresques ! C’est chargé tout de même. Il s’étaient pas un brin mégalo tout de même ? Hihihi
    Belle série, et un sacré matos de sécurité 😉
    Bonne fin de soirée. Bisous francine

  11. BONSOIR FRANCINE – c’est en effet somptueux, les tableaux mais aussi les plafonds !!! j’adore les plafonds !!! et je visite souvent le nez en l’air … “oh!! pardon, je vous ai bousculé ??” hihihihihihi
    bravo pour tes prises de vue … on perçoit réellement l’enfilade de tableaux et l’effet est presque en 3D !! superbe!!!
    bisous et bon samedi
    Douceur de l’air aussi en provence .. pas de pluie .. je croise les doigts !!!

  12. bonjour ma belle, quuuooouuuaaa ??? toi Francine t as rien vu d extra à la FIAC ?? c est pas possible… ça promet j ai hâte de voir… gros bisous

  13. superbes tableau
    c est grandiose quel talent ce peintre
    ces tableaux sont la mémoire du passé
    merci pour ce bel article
    bises bon samedi pour toi

  14. Francine
    Allez fais moi plaisir ! il doit y avoir la bataille de la baie de Chesapeake, aussi connue sous le nom de bataille des caps de Virginie entre Cornwallis et l’Amiral de Grasse qui permis l’independance des etats unis pendant que Washington et Rochambeau faisait le siege.
    Dans une clairière près de la ville, les troupes britanniques défilent entre un rang d’Américains et un rang de Français. Cornwallis, humilié, s’est fait représenter par le major-général O’Hara. Ce dernier s’approche de Rochambeau, La Fayette et Washington côte-à-côte. Il tend son épée à Rochambeau, mais celui-ci laisse la primauté à Washington. Ce dernier reconnaîtra en l’amiral de Grasse « l’arbitre de la guerre ».
    bisous
    pat

  15. Une page d’histoire revisitée grâce à ce tableau d’Horace Vernet. Tu penses bien que j’étais aux anges en lisant ton billet. Bises et bon samedi.

  16. quelle horreur toutes ces batailles, ces milliers d’hommes envoyés au massacre. Je crois que c’est mardi soir il y avait une de ces émissions historiques de Stéphane Bern. Le sujet était Talleyrand qui a beaucoup oeuvré auprès de Napoléon.
    Ma fille a encore fait une “escapade” parisienne mardi, cette fois c’était pour ses études. Prise de contact avec une petite société de production en évenementiel où elle pourrait peut-être faire son stage … ça ne m’énchante pas de la voir partir sur la capitale mais bon, je savais depuis le début que ce n’est pas sur les Ardennes qu’elle pourra trouver du travail dans cette branche.
    bon samedi Francine.

  17. bonjour bel article la période napoléonienne me passionne dans une quinzaine de jous je mettrai un article sur la grande muraille bon week end bises

  18. quand je lis les dimensions de ces toiles , je trouve cela prodigieux et pourtant j’avais les yeux rivés sur la tête du cheval qui me parait bien petite et pas du tout conforme à la réalité !!
    une merveille cette galerie , mais faut y aller avec un livre d’histoire pour l’apprécier à sa juste valeur

  19. la seule fois que j’étais dans cette salle je me suis sentie mal à l’aise…croulant sous le poids des malheurs de la guerre…mais sublimes tableaux…bonne soirée amie

  20. il est passé par chez nous aussi
    à waterloo et mon ex mari possède de part son papa disparu toute la panoplie de la bataille
    une collection superbe d’ailleurs

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