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Carrousel du Louvre Vestiges du palais des Tuileries

Vestiges du palais des Tuileries

Carrousel du Louvre

99 rue de Rivoli Paris 1er

 

Première photo de gauche à droite : le conseil, la valeur, la prudence, la religion, la sincérité

Nous sommes ici au Carrousel du Louvre. Il s’agit d’un espace situé sous le jardin des Tuileries. C’est un espace historique et culturel (amphithéâtre de l’École du Louvre, centre de congrès, centre d’expositions), et une vaste galerie marchande de 10 200 m2.

Mais sortons un peu des sentiers battus, et perdons nous dans les sous-sols, à la découverte des vestiges de fameux palais des Tuileries. 

Décor des frontons du Pavillon central du château des Tuileries

Le château des Tuileries, édifié sous Catherine de Médicis, par ses architectes Philibert Delorme et Jean Bullant, fut profondément modifié sous Louis XIV. En 1664, Colbert, surintendant des Bâtiments du Roi, demande à l’architecte Louis Le Vau (1612-1670), l’unification des façades du château. Au centre, le grand pavillon fut restructuré à la manière du pavillon de l’Horloge du Louvre dû à Jacques Le Mercier. Sur chacune des faces, il dressa un fronton, orné de statues couchées, entouré, sur l’attique, d’un cortège de statues debout. Ces sculptures ont été exécutées en pierre de Saint-Leu entre 1666 et 1668.

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries

*de gauche à droite : la valeur, la prudence et son double visage de femme et de vieillard

Au décor sculpté était dévolu le rôle d’expliciter la fonction royale du Palais. Un mémoire de Charles Perrault*, commis des Bâtiments et littérateur célèbre, permet d’en connaître le sens. Sur chaque fronton, deux figures couchées soutenaient la couronne royale :
–  à l’est, côté cour : la Valeur et le Prudence
– à l’ouest, côté jardins : la Piété et le Justice

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries
*de gauche à droite : le conseil, la valeur, la prudence, la religion, la sincérité

Ces quatre vertus “qui soutiennent et affermissent la couronne de France en tout temps”, les premières “particulièrement durant la guerre”,les autres “particulièrement durant la paix”, avaient à leur côté des “compagnes.” Des vertus secondaires, exécutées par divers artistes, sont debout et complétaient le sens de la vertu principale du
fronton.
Le château des Tuileries brûla en mai 1871. Lors de la démolition des ruines en 1183, les statues ont été déposées et dispersées.Le musée du Louvre s’est efforcé, depuis 1977 par achat ou par versement,de rassembler ces six sculptures.

La restauration de ces oeuvres, effectuée grâce au mécénat HSBC, assez endommagées, mais qui sont des témoignages capitaux d’un point de vue historique et artistique, permet de les présenter devant les vestiges du mur d’enceinte de Paris. Ce mur servit de soutènement au jardin neuf aménagé par Henri IV devant le château des Tuileries.Ces statues rappellent que le palais disparu s’élevait dans l’axe de la galerie, à quelques dizaines de mètres plus loin.

Le Conseil

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries

par Thibault Poissant (1605-1668) Le Conseil porte un livre de la main droite

La Valeur sous les traits de Pallas

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries

Thibault Poissant
Statue couchée Acquis en 1985
Pallas porte le casque ainsi que l’égide sur la poitrine, ou du moins ce qui en subsiste, et tient un bouclier.

La prudence

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries

par Thibault Poissant (1605_1668) acquis en 1985
La Prudence, avec son double visage de femme et de vieillard, tient un miroir autour duquel s’enroule un serpent.

La Religion à gauche
Par Philippe de Buyster (1595-1688)
La Religion a perdu ses attributs, sauf son voile qui lui couvre la tête; réservée par l’Etat lors de la démolition Déposée dans le parc du château de Maisons Laffitte de 1912 à 1990

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries

La Sincérité à droite
attribuée à Louis Lerambert (1620-1670
A son côté, on distingue le corps d’un oiseau qui serait une colombe, selon Charles Perrault*
réservée par l’Etat lors de la démolition Déposée dans le parc du château de Maisons Laffitte de 1912 à 1990

La Justice 

Carrousel du Louvre vestiges des Tuileries

Michel De La Perdrix, (connu depuis 1641-Paris 1681)
Tête, en pierre de Troussy
Seule reste la tête de la grande figure couchée  sur le fronton.On remarquera que les deux autres statues couchées sont composées de deux parties, la tête étant insérée dans le corps. Le sculpteur Philippe de Buyster, responsable du décor, confia à Michel De La Perdrix la réalisation de cette statue par contrat notarié du 6 juin 1666.
Ancienne collection Fossard, acquis en 1977

Restauration effectuée grâce au mécénat HSBC

Sources sur site 

 

26 commentaires pour “Carrousel du Louvre Vestiges du palais des Tuileries”

  1. là tu as mis le paquet….il y a de la lecture et toujours aussi intéressante à découvrir..(il y a une faute de frappe dans le titre souligné)
    Toujours dans la grisaille mais pas de pluie ….Bises de nous deux.

  2. ne recevant plus de notifications en provenances de OB
    je suis passée au hasard chez toi
    et je suis bien contente de lire ce bel article
    avec de si belles photos
    bonne soirée pour toi
    bises
    kénavo Francine

  3. coucou Francine
    tu vois j’aime cet art il me parle plus que les expo…dit du nouvel art pas déplaisant certe mais moi je préfère celui là le paris d’autre fois merci pour le partage
    Bonne soirée Bisous

  4. je reviens car en 2007 j’ai emmené des amis américains au Louvre et on leur a fait visiter cet endroit, is avaient aimé et a seattle ils racontaient que c’etait une visite incroyable que le sous sol des tuileries
    amities

  5. et zut ob me gonfle grave, il a fait sauter un com
    je te disais que je connaissais cet endroit c’est peut etre ce que je préfère du louvre, ces sous sols
    tu sais petite j’etais une fan de Belphégor c’est surement pour cela
    amities

  6. Bonojur Francine,
    Tes articles sur “Les Tuileries” sont rédigés de façon très pointue et superbement illustrés .
    Je ne savais pas que Paris gardait encore autant de vestiges de ce Château au passé prestigieux .
    Tu fais un très bon guide.
    L’on sent toute la passion que tu éprouves pour Paris .
    Merci de ce partage .
    C’est admirable !
    Bonne journée .
    Bisous.

  7. Bonjour, c’est un plaisir de parcourir ton blog. Parisien de naissance j’ai l’impression en admirant ton travail de ne pas être toujours très attentif. Bravo à toi ;O)

  8. Bonjour Francine,
    A voir les vestiges ça devait être un palais très élégant!
    La “petite maison” sur la première photo de hier est une reconstruction de cabine de plage datant du fin XIXe. Montée sur roues elle était tirée jusque dans la mer par un cheval pour que ces dames puissent se baigner sans devoir se montrer en marchant sur la plage 🙂
    Amitiés, Frans

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