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Cariatide rue de Turbigo Paris

Cariatide du 57 rue de Turbigo 

La femme qu’a l’sac

Une immense et saisissante silhouette de femme, haute de trois étages, se dresse sur la façade de l’immeuble. Cette sculpture est drapée à l’ancienne, ses ailes semblent soutenir le balcon juste au dessus. Elle tient dans sa main gauche un brin de myrthe et dans la droite une petite bourse en usage chez les élégantes du second Empire.

“A l’entrée de cette grande rue parisienne vouée au commerce, elle se veut l’image d’une Charité rassurante, prête à donner aux nécessiteux”.

Cette cariatide est l’une des plus mystérieuses de Paris.Elle est affublée de nombreux surnoms : “le génie”, “l’ange du bizarre”, et, entre les deux-guerres, on l’appelait “la femme qu’a l’sac”. 

Cariatide rue de Turbigo

En 1984, elle est la vedette d’un court métrage d’Agnès Varda, consacré aux cariatides de Paris. On la retrouve quinze ans plus tard dans le film de Cédric Klapisch, “Peut-être” : sous les fenêtres de son héros Arthur, elle est un véritable repère topographique pour le spectateur.

Par ses proportions inattendues, elle est la plus grande cariatide de Paris.Son concepteur est Auguste Emile Delange, qui en présenta le dessin en 1851 lors d’un concours aux Beaux-Arts.

Il s’agissait de concevoir un phare ne hommage au physicien Fresnel, inventeur de la lentille à échelons. Sur le projet de Delange, la femme de la rue de Turbigo est bien reconnaissable. Placée sur un socle orné de pyramides tronquées -allusion probable au phare d’Alexandrie- la femme est appuyée sur une tour carrée supportant une énorme lampe tempête.

Lorsqu’il édifia cet immeuble en 1859, Delage reprit cette image de géante. Ses ailes se déploient “sous forme d’immense signature, celle d’un homme audacieux et complètement oublié”. 

Sources : Paris secret et insolite Editions Parigramme. 

 

23 commentaires pour “Cariatide rue de Turbigo Paris”

  1. Bonjour chère Francine,
    C’est sublime, je n’ai pas eu la chance de la voir, j’irai y faire un tour.
    C’est impressionnant, merci pour les explications.
    Cela me fait penser à un ange protecteur.
    Bonne semaine, bisous doux.

  2. ahh c est superbe j aurai bien aimé voir cela d eprés .
    une autre fois il faudra que j aille à PARIS .
    mais vu mon état dans le TGV grrr pas encore cette année loll
    bonne aprem pour toi
    kénavo

  3. Bonsoir Francine, elle est superbe cette sculpture, elle doit être beaucoup regardée d’ailleurs. Ce matin on a vu la neige mais elle n’a pas tenu heureusement d’ailleurs. Mon ordi marche bien, JC m’a tout réinstallé. Bonne soirée et gros bisous ma douce

  4. Bonsoir Francine : je n’ai jamais vu cette gigantesque sculpture du plus bel effet sur cette facade d’immeuble. Il me faudra un jour passer devant lorsque je retournerai en balade à Paris . Bises et bonne semaine .

  5. Bonjour Francine,
    Impressionnant, cet ornement! Cet architecte était-il un visionnaire? Car il me semble y retrouver certains éléments repris plus tard dans l’art déco.
    Merci pour le partage,
    Frans

  6. Superbe ma Francine pour cette femme “qu’al’sac” que je n’avais jamais remarqué. Pourtant avec mes recherches du Fresnel j’aurai pu tomber dessus. Merci de ce beau partage. Bises et bon lundi

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