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Bas-relief de Saint Julien l’Hospitalier Paris

Paris insolite et secret.  

Au dessus de l’entrée d’un cinéma situé rue Galande, la présence d’un étrange bas-relief est étonnante. il s’agit de la plus vieille enseigne de Paris. La plupart ont disparu, ou bien ont rejoint les collections du musée Carnavalet. Un personnage auréolé se tient debout dans une barque, encadré par deux rameurs. Sur la rive d’un fleuve dangereux, une maisonnette est nichée sous un arbre. C’est l’abri de saint Julien l’Hospitalier. Il y vit avec sa femme en expiation d’un crime. Il fait le passeur et abrite sous son toit tous les malheureux.Un jour, un lépreux se présente à sa porte, et réclame à boire, à manger, à dormir, et demande à julien de le réchauffer de son corps, ce qu’il fit. Jésus, car c’était lui, promet alors le paradis au couple.

Saint Julien fut longtemps considéré comme le patron des voyageurs, et au Moyen Age, nombre d’hôteliers et d’aubergistes jugèrent utiles de se placer sous sa protection. On a longtemps pensé que cette sculpture avait été déplacée de l’église Saint Julien le Pauvre lors la démolition de son portail en 1675. Toutefois, des documents, datés de 1380, évoquent une “maison où au dessus est l’ensaingne de Sainct Jullian”.D’autres, en 1441, parlent de la ” maison ouquel est à présent élevée en pierre de taille l’Ymaige de Sainct Jullian”, attestant ainsi d’une présence plus ancienne, et faisant de cette enseigne la plus vieille de Paris.

Saint Julien l'Hospitalier

D’après la légende Dorée de jacques de Voragine traduit du latin par abbé Jean-Baptiste-Marie
Roze.
  

On trouve encore un autre Julien qui tua son père et sa mère sans le savoir.

Un jour, ce jeune noble prenait le plaisir de la chasse et poursuivait un cerf qu’il avait fait lever, quand tout à coup le cerf se tourna vers lui miraculeusement et lui dit : ” Tu me poursuis, toi qui tueras ton père et ta mère ? ” Quand Julien eut entendu cela, il fut étrangement saisi, et dans la crainte que tel malheur prédit par le cerf lui arrivât, il s’en alla sans prévenir personne, et se retira dans un pays fort éloigné, où il se mit au service d’un prince; il se comporta si honorablement partout, à la guerre, comme à la cour, que le prince le fit son lieutenant et le maria à une châtelaine veuve, en lui donnant un château pour dot.

 Cependant, les parents de Julien, tourmentés de la perte de leur fils, se mirent à sa recherche en parcourant avec soin les lieux où ils avaient l’espoir de le trouver. Enfin ils arrivèrent au château dont Julien, était le seigneur : Pour lors saint Julien se trouvait absent. Quand sa femme les vit et leur eut demandé qui ils étaient, et qu’ils eurent raconté tout ce qui était arrivé à leur fils, elle reconnut que c’était le père et la mère de son époux, parce qu’elle l’avait entendu souvent lui raconter son histoire. Elle les reçut donc avec bonté, et pour l’amour de son mari, elle leur donne son lit et prend pour elle une autre chambre. Le matin arrivé, la châtelaine alla à l’église; pendant ce temps, arriva Julien qui entra dans sa chambre à coucher comme pour éveiller sa femme; mais trouvant deux personnes endormies, il suppose que c’est sa femme avec un adultère, tire son épée sans faire de bruit et les tue l’un et l’autre ensemble.

 En sortant de chez soi, il voit son épouse revenir de l’église; plein de surprise, il lui demande qui sont ceux qui étaient couchés dans son lit : “Ce sont, répond-elle, votre père et votre mère qui vous ont cherché bien longtemps et que j’ai fait mettre en votre chambre. ” En entendant cela, il resta à demi mort, se mit à verser des larmes très amères et à dire : ” Ah! malheureux! Que ferais-je ? J’ai tué mes bien-aimés parents. La voici accomplie, cette parole du cerf; en voulant éviter le plus affreux des malheurs, je l’ai accompli. Adieu donc, ma chère sueur, je ne me reposerai désormais que je n’aie su que Dieu a accepté ma pénitence. ” Elle répondit : ” Il ne sera pas dit, très cher frère, que je te quitterai;  mais si j’ai partagé tes plaisirs, je partagerai aussi ta douleur. “

Alors, ils se retirèrent tous les deux sur les bords d’un grand fleuve, où plusieurs perdaient la vie, ils y établirent un grand hôpital où ils pourraient faire pénitence; sans cesse occupés à faire passer la rivière à ceux qui se présentaient, et à recevoir tous les pauvres. Longtemps après, vers minuit, pendant que julien se reposait de ses fatigues et qu’il y avait grande gelée, il entendit une voix qui se lamentait pitoyablement et priait julien d’une façon lugubre, de le vouloir passer. A peine l’eut-il entendu qu’il se leva de suite, et il ramena dans sa maison un homme qu’il avait trouvé mourant de froid; il alluma le feu et s’efforça de le réchauffer, comme il ne pouvait réussir, dans la crainte qu’il ne vînt à mourir, il le porta dans son petit lit et le couvrit soigneusement.

Quelques instants après, celui qui paraissait si malade et comme couvert de lèpre se lève blanc comme neige vers le ciel, et dit à son hôte : “Julien, le Seigneur m’a envoyé pour vous avertir qu’il a accepté votre pénitence et que dans peu de temps tous deux vous reposerez dans le Seigneur. ” Alors il disparut, et peu de temps après Julien mourut dans le Seigneur avec sa femme, plein de bonnes oeuvres et d’aumônes.

Saint Julien l'Hospitalier

Julien l’Hospitalier tuant ses parents, par Masolino da Panicale, tempera sur bois du XVe siècle (Musée Ingres).

* sources : éditions Parigramme, wikipédia, internet, Gustave Flaubert

28 commentaires pour “Bas-relief de Saint Julien l’Hospitalier Paris”

  1. Bien belle histoire! Des milliers de gens ont du passer devant ce bas-relief sans le voir! Moi la première! Merci de nous le faire découvrir

    .

    Bonsoir A+

  2. Bonsoir Francine. Aujourd’hui, j’ai réservé mes billets de train pour le 28 et 29 septembre… lol J’ai aussi fait réserver ma chambre comme d’hab mon amie… j’espère que la bande pourra être au complet… Bisous…

  3. Bel article très interessant (même si par certain coté je le trouve un peu misogyne.. mdr) j aime beaucoup… les bretons je te les laisse… un peu trop baba cool pour moi gros bisous

  4. Bonsoir Francine, Félicitations pour toutes tes recherches l’article est très intéressant . NOus continons nos balades la météo le permet jusqu’à présent. Bonne soirée Amitiés Bises de nous deux Christine

  5. COMMENT SE PASSE TON MOIS D’AOÛT; JE PENSAIS QUE NOUS POURRIONS NOUS RENCONTRER, MAIS JE GARDE UN PERSONNE AGÈE TOUS LES JOURS, J’ESPÈRE QUE NOUS POURRONS NOUS RENCONTRER EN SEPTEMBRE.BISES

  6. Ma visite du mardi pour te saluer. Le ciel est toujours bien gris. Bon j’espère que geewizz va fonctionner correctement parce que depuis quelques jours, quasiment aucun clic ! grrrr… ma petite cagnotte mensuelle m’aide beaucoup car je suis actuellement au chômage sans aucune indémnisation !!! Bonne journée, bi$es.

  7. coucou Francine … j’adore ce moulage … je le trouve plein de charme naif … la pluie a enfin cessé en provence – croisons les doigts pour début mai !!
    Lyon, j’y ai habité 7 ans et je découvre toujours des merveilles …. peut-être que l’on ira ensemble un jour … et je te montrerai aussi ma fac, ma cité U avec les petits sacs pendus aux fenêtres, …
    bisous et bonne soirée

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