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Albert Kahn, musée et jardin départementaux O Sumo San

O Sumo San Photographies de Philippe Marinig
Exposition jusqu’au 1er mai dans les jardins Albert Kahn.
12-14 rue du Port Boulogne Billancourt 92

Pourquoi cette exposition dédiée aux sumos
Lors d’un voyage au Japon, Philippe Marinig est d’emblée fasciné par l’univers du Sumô. A force de patience, d’humilité, de temps, il se fait accepter par les lutteurs et les initiés, privilège rare, et obtient l’autorisation exceptionnelle de les photographier pendant leurs entrainements.

Philippe Marinig multipliera les voyages sur deux ans pour suivre deux écuries, heya, de lutteurs professionnels, celles d’Isegahama et d’Oguruma. Impressionné à la fois par la courtoisie des rikishi (lutteurs) et par la sévérité de leurs entraînements, il nous livre ici cette émotion saisie avant, pendant et après le combat, de ces demi-dieux vivants au pays du Soleil-Levant. Il a pu photographier leurs entraînements dès 5 h du matin, les échauffements et le recueillement du lutteur dans les couloirs qui mènent au dohyo, les rituels immuables avant le combat, mais, plus encore, il nous montre ici un autre visage du Sumô qui ne se résume pas juste à un sport de combat opposant deux forces primaires.

Philippe Marinig, en photographiant ces moments intimes, d’attente, de suppliques aux forces divines, ces corps troublés par le doute et l’angoisse, nous offre un regard inhabituel sur ce monde si secret. Il obtient, pour ce travail, le prix Roger Pic en novembre 2010, décerné par la Scam, la Société Civile des Auteurs Multimédia. Osumô San a été exposé à l’institut français de Tokyo en avril 2009.

Né en 1962, Philippe Marinig étudie la photographie aux Beaux-Arts de Boston. A Paris, il devient photographe indépendant pour Libération et Globe tout en travaillant pour Picto. En 1992, il fonde et dirige l’antenne Picto à Cape Town. Depuis 2006, il se consacre entièrement à des projets personnels et des commandes qui le conduisent à partager son temps entre l’Afrique australe, le Japon et l’Europe. Exposé à plusieurs reprises à Tôkyô, Philippe Marinig avec Natural Ecstasy (2007) a fait le tour des Alliances françaises à l’étranger.

Les origines du Sumo
Le Kojiki (Récit des Anciens Temps), un livre de 712, est le plus ancien exemplaire existant d’écriture japonaise. On y trouve la plus ancienne mention écrite du sumo : il décrit une légende selon laquelle la possession des îles Japonaises a été déterminée par un combat de sumo. Il y a 2500 ans, les dieux Takemikazuchi et Takeminakata se battirent sur les plages d’Izumo le long de la côte de la mer du Japon , là où se situe maintenant Shimane-ken, jusqu’à ce que l’un deux gagne. Ainsi, le contrôle de l’archipel a été cédé au peuple japonais mené par Takemikazuchi, dont on dit qu’il a établit la famille impériale dont descendrait le présent empereur.

Avant le 8ème siècle les japonais ne gardaient pas leurs écrits, aussi il n’est pas possible de savoir exactement, hormis les légendes, quand le sumo se développa au Japon. Seules des peintures murales anciennes nous indiquent que ces origines sont vraiment très anciennes.

Dans les temps anciens, le sumo semble avoir été utilisé aussi comme un rituel agricole de prière pour la bonne récolte. Le combat semble être un sport plutôt basique, instinctif, usité seulement par les hommes. Le Sumo était au départ violent sans coups interdits – souvent un véritable combat jusqu’à la mort.

“Le Nihon Shoki (Chroniques du Japon), de 720, relate que le premier combat entre simple mortels eut lieu en 23 avant JC : l’empereur Suinin (r. 29 avJC – AD70) aurait eu une demande spéciale de Nomi no Sukune, un potier de Izumo, pour combattre Taima no Kehaya, une brute vantarde de ce qui est maintenant Nara-ken. Les deux combattirent pendant un certain temps jusqu’à ce que Sukune finalement assène quelques coups devastateurs dans l’estomac et le plexus de Kehaya qui fut mortellement blessé. Sukune, le vainqueur, a été immortalisé depuis en tant que “père du sumo”.”

* A gauche, Takamisakari; Ecole heya Azumazeki Au milieu, Aminishiki. Ecole heya Isegahana. Temple Kokugikan
*Kitazakura Hitedoshi. Ecole: heya Kitanoumi, temple Kokugikan
Un beau bébé…
*Pendant un combat de démonstration.Temple Kokugikan
*Atari : premier contact du combat, souvent très violent
Les rikishi « professionnel de la force », se ruent l’un sur l’autre avec toute leur puissance.
*Echauffement dans les couloirs du temple qui mène au dohyô
*Méditation dans les allées menant des vestiaires au dohyô (hanamichi)
*Lutteur dans les rues de Tôkyô, après l’entraînement du matin, près de son école : heya Isegahama, quartier Ryogoku
*Chon mage : coiffure officielle traditionnelle des lutteurs pour le combat
*Attente dans les couloirs avant le combat, jeunes lutteurs durant la cession du matin
*Geste rituel de pré-combat, temple Kokugikan
*Présentation : le yokozuna porte, en plus de son keshô-mawashi (large bande de tissu), une grosse corde tressée en coton blanc liée autour de la taille, agrémentée de bandes de papier blanc
*Le dohyô-iri : cérémonie religieuse shinto, effectuée par le yokozuna sur le dohyo. Elle est ffectuée par tous les rikishi (lutteurs) des deux meilleures divisions. Kokusai center
Yokozuna est le rang le plus élevé que peut atteindre un lutteur sumô. Les yokozunas sont souvent décrits comme les symboles vivants du sumô.
*Lutteur dans les rues de Tôkyô, après l’entraînement du matin, près de son école : heya Isegahama, quartier Ryogoku
*Chon mage : coiffure officielle traditionnelle des lutteurs pour le combat
*Méditation dans les allées menant des vestiaires au dohyô (hanamichi)
*Le dohyô-iri : cérémonie religieuse shinto, effectuée par le yokozuna sur le dohyo. Elle est ffectuée par tous les rikishi (lutteurs) des deux meilleures divisions.
*Attente dans les couloirs avant le combat, jeunes lutteurs durant la cession du matin
*Geste rituel de pré-combat, temple Kokugikan
*Présentation : le yokozuna porte, en plus de son keshô-mawashi (large bande de tissu), une grosse corde tressée en coton blanc liée autour de la taille, agrémentée de bandes de papier blanc. Yokozuna est le rang le plus élevé que peut atteindre un lutteur sumô. Les yokozunas sont souvent décrits comme les symboles vivants du sumo.

sources : sur site
http://www.sumofr.net/
Emporial a réalisé les portiques de présentation de l’exposition. Photos : Philippe Marinig Tôkyô mai 2007

68 commentaires pour “Albert Kahn, musée et jardin départementaux O Sumo San”

  1. Il y a des futurs candidats pour la chirurgie esthétique et la lipo. Aucun complexe chez ces messieurs qui sont bien loin des canons de la beauté mais je crois qu’ils sont considérés comme des dieux au Japon.

  2. j’ai eu la chance de cotoyer ces hommes lors d’un voyage au Japon, j’ai même assisté à une épreuve avec le champion du monde, ça durait toute la journée; 

    de beaux bébés et des cérémonies inyeressantes qui accompagnaient les combats

    bisous et belle soirée, Véronique

  3. bonjour  ils sont quand même moches    alors qu’on cherche à garder la ligne comme on peut  d’autres s’acharnent à prendre du poids  ….

    Relis ta première phrase     bonne journée   bises cath

  4. Bonjour Francine,quand j’ai l’occassion a la tv de voir les sumo, je regarde et je ne sais pas pourquoi j’aime bien…La pluie est de retour et elle est bienvenue : Nettoyage de cette poudre aune qui a sévit ces quelques jours, elle était due au chêne, hêtre,des arbres de la famille des pinacées, du bouleau et du marronnier … A bientôt

  5. Il y a des futurs candidats pour la chirurgie esthétique et la lipo. Aucun complexe chez ces messieurs qui sont bien loin des canons de la beauté mais je crois qu’ils sont considérés comme des dieux au Japon.

  6. Des images impressionnantes !! je suis scotchée!! Merci Philippe pour ces belles images et bien sûr à toi Franicine pour le partage! 

  7. Sacrés monstres ces sumos ! C’est toujours impressionnant de les voir en mouvement. Il y a un film israélien qui raconte l’histoire de 4 personnes qui veulent devenir sumo et on voit tout l’entrainement, c’est très intéressant.

    Pour le jardin tropical en photo sur le blog de Candy, c’est en face de chez moi et ensuite, il y a une belle promenade autour du lac des minimes. J’y vais régulièrement.

    Bon WE. Bises

  8. Bonjour Francine, ils sont extraordinaire ces Sumos
    Joyeux 1er Mai, voici un brin de muguet
    pour te porter chance toute l’année

  9. Bonjour Francine, ils sont extraordinaire ces Sumos
    Joyeux 1er Mai, voici un brin de muguet
    pour te porter chance toute l’année

  10. ces belles photos me rappellent mes vacances au Japon il y a deux ans;
    j’avais assisté à un grand tournois annuel de sumo à Tokyo, une spectacle inoubliable;
    bisous et bonne soirée

  11. bonsoir Francine – j’espère que tu as pu profiter de ton week-end allongé pour te reposer un peu /… Très intéressant ton article …. Je ne connaissais pas grand chose des yokozunas (j’ignorais même ce nom !!! ) … bisous

  12. apparemment ce sport t’a beaucoup impressionné !! je sais qu’il est très difficile pour eux d’être sélectionné, j’avais vu un reportage demain départ pour quelques jours mais j’ai programmé le blog tu pourras voir la suite de mon voyage gros bisous

  13. apparemment ce sport t’a beaucoup impressionné !! je sais qu’il est très difficile pour eux d’être sélectionné, j’avais vu un reportage
    demain départ pour quelques jours mais j’ai programmé le blog tu pourras voir la suite de mon voyage
    gros bisous

  14. ces belles photos me rappellent mes vacances au Japon il y a deux ans;
    j’avais assisté à un grand tournois annuel de sumo à Tokyo, une spectacle inoubliable;
    bisous et bonne soirée

  15. bonsoir Francine – j’espère que tu as pu profiter de ton week-end allongé pour te reposer un peu /… Très intéressant ton article …. Je ne connaissais pas grand chose des yokozunas (j’ignorais même ce nom !!! ) … bisous

  16. Bonjour Francine, c’est un sport assez violent et rapide, c’est tout en puissance. Je préfère car même tes petits canards d’hier. Il a fait un tout petit orage. Bon week end et gros bisous ma douce

  17. ça doit être impressionnnant à voir en vrai! je ne savais pas que c’était des combats à mort! gloup’s.de grosses bises et bon week end.

  18. Franchement ma Francine, je n’arrive pas à m’y faire….!!!!!! Voir toute cette graisse qui pendouille, même si c’est reconnu comme un sport. Bises et bonne journée

  19. Ce n’est vraiment pas mon type d’homme. Trop gras et trop patapoufs même s’ils doivent faire preuve de souplesse pour se battre. Enfin il en faut pour tous les goûts et je suis persuadée qu’au royaume du soleil levant ces sumos sont des idoles. Cela reste de beaux portraits et bravo à la photographe des photographies.

  20. Bonjour.
    Ben moi je préfère faire du judo et du rugby et rester comme je suis,cela dit trés impréssionnant ces sportifs.
    Passes une bonne journée.
    Bisous,Vince.

  21. Bonsoir Francine. Impressionnant mon amie… de vrais mastodontes… Bon We à toi, repose toi bien, tu vas avoir besoin de forces pour ton parcours… Bisous…

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